Passer au contenu principal

Volcan philippin: les habitants désœuvrés

Des milliers de Philippins sont dans l'incertitude après leur évacuation due à la menace du volcan Taal.

Le volcan Taal pourrait continuer pendant des semaines à cracher des cendres et de la lave au sud de Manille, ont averti mardi les autorités, ce qui risque d'empêcher le retour de milliers de personnes qui ont évacué de crainte d'une éruption de grande ampleur.

Le volcan situé à 65 km de la capitale s'est réveillé dimanche, projetant une immense colonne de fumée dans le ciel et des jets de lave rougeoyante, provoquant le départ de nombreux habitants des montagnes voisines.

Des milliers de Philippins sont dans l'incertitude après leur évacuation due à la menace du volcan Taal. (14 janvier 2019)
Des milliers de Philippins sont dans l'incertitude après leur évacuation due à la menace du volcan Taal. (14 janvier 2019)
AFP
Les autorités des Philippines ont annulé les vols sur l'aéroport international de Manille jusqu'à «nouvel ordre» dimanche, en raison d'un épais nuage de cendres craché par un volcan au sud de la capitale. (12 janvier 2020)
Les autorités des Philippines ont annulé les vols sur l'aéroport international de Manille jusqu'à «nouvel ordre» dimanche, en raison d'un épais nuage de cendres craché par un volcan au sud de la capitale. (12 janvier 2020)
AFP
Un des volcans les plus actifs des Philippines, situé près de la capitale Manille, a craché dimanche un énorme nuage de cendres. (Dimanche 12 janvier 2020)
Un des volcans les plus actifs des Philippines, situé près de la capitale Manille, a craché dimanche un énorme nuage de cendres. (Dimanche 12 janvier 2020)
AFP
Des milliers de résidents ont été évacués par précaution, ont annoncé les autorités. (Dimanche 12 janvier 2020)
Des milliers de résidents ont été évacués par précaution, ont annoncé les autorités. (Dimanche 12 janvier 2020)
AFP
Une éruption pourrait intervenir «d'ici quelques jours ou semaines» si cette activité continue, a déclaré Renato Solidum, chef de l'Institut de volcanologie et sismologie des Philippines. (Dimanche 12 janvier 2020)
Une éruption pourrait intervenir «d'ici quelques jours ou semaines» si cette activité continue, a déclaré Renato Solidum, chef de l'Institut de volcanologie et sismologie des Philippines. (Dimanche 12 janvier 2020)
AFP
Une colonne de cendres haute d'un kilomètre était visible et des grondements audibles dans les environs de ce volcan apprécié des touristes. (Dimanche 12 janvier 2020)
Une colonne de cendres haute d'un kilomètre était visible et des grondements audibles dans les environs de ce volcan apprécié des touristes. (Dimanche 12 janvier 2020)
AFP
La dernière éruption du Taal date de 1977. (Dimanche 12 janvier 2020)
La dernière éruption du Taal date de 1977. (Dimanche 12 janvier 2020)
Keystone
L'archipel des Philippines est situé sur la «ceinture de feu» du Pacifique, où les plaques tectoniques entrent en collision, provoquant séismes et activité volcanique réguliers. (Dimanche 12 janvier 2020)
L'archipel des Philippines est situé sur la «ceinture de feu» du Pacifique, où les plaques tectoniques entrent en collision, provoquant séismes et activité volcanique réguliers. (Dimanche 12 janvier 2020)
Keystone
1 / 10

Quand les autorités ont fait retentir une sirène alertant d'un risque d'«éruption explosive», beaucoup ont abandonné à la hâte leur bétail et leurs animaux de compagnie, mais aussi leurs maisons et leurs biens.

Abris d'urgence

Et plus de 30'000 personnes étaient désormais réfugiées dans des abris d'urgence. Gerald Aseoche, un peintre en bâtiment de 30 ans, est parti avec ses quatre enfants en bas âge et quelques possessions. Il se dit désormais dans l'incapacité d'aller au travail, car cela impliquerait de laisser ses enfants.

«J'espère que cela ne va pas durer trop longtemps parce que je vais perdre mon travail si je n'y vais pas immédiatement», a-t-il dit à l'AFP dans un centre d'évacuation. «Je ne peux pas les laisser... La famille d'abord», a-t-il ajouté en tenant un de ses enfants dans les bras.

Le volcan Taal, qui se trouve au milieu d'un lac de cratère dans une zone très appréciée des touristes, est l'un des plus actifs dans un archipel qui est une zone d'intense activité sismique du fait de sa position sur la «Ceinture de feu du Pacifique».

Majestueux et terrifiant

Depuis dimanche, le volcan offre un spectacle aussi majestueux que terrifiant, avec d'impressionnants éclairs de façon épisodique au-dessus de son sommet, un phénomène qui n'est pas totalement expliqué par la science mais qui serait dû à l'électricité statique.

Il est impossible de dire combien de temps durera cette éruption, a observé le directeur de l'Institut de volcanologie et sismologie des Philippines (Phivolcs), Renato Solidum, rappelant que les précédentes avaient parfois duré des mois.

L'alerte avertissant d'un risque d'«éruption explosive» potentiellement catastrophique pourrait demeurer en place pendant des semaines, dépendant de l'évolution des observations sur le terrain. «Nous avons un protocole qui implique d'attendre plusieurs jours, parfois deux semaines, pour être sûr que l'activité du volcan a cessé», a-t-il dit à l'AFP.

«Pluie de cendres»

L'éruption a débuté dimanche par une explosion de vapeur d'eau sous pression et de roches, avec une colonne de fumée de 15 kilomètres de haut. Une «pluie» de cendres s'est ensuite abattue sur la région.

Cela a entraîné la fermeture temporaire du principal aéroport international de Manille, et l'annulation de centaines de vols. Des dizaines de milliers de passagers ont été pénalisés.

L'aéroport international Ninoy Aquino a graduellement repris ses opérations lundi mais mardi, de nombreux passagers étaient toujours dans l'attente d'un vol.

La dernière éruption du Taal date de 1977, a précisé M. Solidum. La «Ceinture de feu» du Pacifique désigne ces zones où les plaques tectoniques entrent en collision, provoquant séismes et activité volcanique réguliers.

En janvier 2018, des dizaines de milliers de personnes avaient dû être évacuées en raison d'une éruption du Mont Mayon, dans la région centrale de Bicol. La plus puissante éruption au cours des dernières décennies à été celle en 1991 du Mont Pinatubo, à une centaine de kilomètres au nord-ouest de Manille, qui a fait plus de 800 morts.

(AFP)

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.