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InternetVladimir Poutine veut un Wikipedia russe

Vladimir Poutine a appelé mardi à la création d'une encyclopédie en ligne russe. Celle-ci sera ainsi plus «fiable» que Wikipedia.

Vladimir Poutine le 4 novembre 2019 à Moscou.
Vladimir Poutine le 4 novembre 2019 à Moscou.
AFP

«En ce qui concerne Wikipedia (...) il est mieux de le remplacer par la nouvelle Grande encyclopédie russe sous sa forme électronique», a déclaré mardi le président russe au Kremlin au cours d'une réunion d'une commission sur l'avenir de la langue russe, cité par l'agence de presse RIA Novosti.

Vladimir Poutine faisait ainsi allusion à une Encyclopédie russe parue entre 2007 et 2014, actuellement disponible uniquement en version papier. «Au moins, ce seront des informations fiables, présentées de manière bonne et moderne», a ajouté Vladimir Poutine.

Le gouvernement prévoit de consacrer près d'1,7 milliard de roubles (26 millions de francs suisses) sur les trois prochaines années à la mise au point d'une encyclopédie en ligne russe, d'après des documents officiels rendus publics en septembre.

Un internet «souverain»

Vladimir Poutine répondait ainsi mardi aux remarques faites par le recteur d'une université qui se plaignait du recours des tribunaux à Wikipedia pour avoir accès aux décisions de justice. La version en russe de ce site internet affirme disposer de plus d'un million et demi d'articles.

En 2015, les autorités russes avaient brièvement interdit Wikipedia à cause d'une entrée donnant, selon elles, des indications sur la préparation d'une drogue à base de cannabis. Le président russe a tenu ces propos sur ce site quelques jours après l'entrée en vigueur, vendredi, d'une loi controversée destinée à doter la Russie d'un «internet souverain» isolé des grands serveurs mondiaux.

Il s'agit de créer des infrastructures permettant d'assurer le fonctionnement autonome des ressources internet russes, par exemple en cas d'impossibilité pour les opérateurs russes de se connecter aux serveurs internet étrangers. Des défenseurs des libertés dénoncent quant à eux un contrôle excessif des autorités russes sur le web.

ats

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