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Amérique latineViolente tempête au Brésil: le bilan s'alourdit

Au moins 44 personnes sont mortes au Brésil à la suite d'une violente tempête dans le sud-est du pays.

La violente tempête, accompagnée de trombes d'eau record, qui s'abat depuis jeudi sur le sud-est du Brésil, a fait au moins 44 morts après d'importantes inondations et des glissements de terrain, ont annoncé dimanche les autorités.

Elles ont indiqué dimanche que ces intempéries exceptionnelles avaient également fait 19 disparus, contre 25 auparavant, douze blessés et près de 17'000 déplacés dans les 58 municipalités de l'État du Minas Gerais.

Les personnes décédées ont péri lors de glissements de terrain ou lors de la destruction de maisons causée par des inondations et des précipitations sans précédent, touchant depuis jeudi cet État, y compris sa capitale Belo Horizonte.

«Difficile de secourir tout le monde»

L'Institut national de météorologie a indiqué avoir enregistré les précipitations les plus importantes jamais relevées depuis le début des mesures il y a 110 ans, même si les pluies ont commencé dimanche à baisser d'intensité.

Depuis l'Inde, où il était en voyage officiel, le président Jair Bolsonaro a assuré que son gouvernement faisait «tout ce qui est possible», bien que «la zone touchée soit vaste» et qu'il soit «difficile de secourir tout le monde».

Le ministre du développement régional, Gustavo Canuto, et le gouverneur de l'État de Minas Gerais, Romeu Zema, ont survolé la zone sinistrée et annoncé l'octroi d'une aide immédiate de 90 millions de reales (environ 21,33 millions de francs). Faute de politiques à long terme visant à réduire les risques, «nous continuerons à voir ce genre de choses de très nombreuses fois», a averti Romeu Zema.

«C'était un endroit tranquille»

Mais pour Audemar Carneiro, un résident de Vila Bernadete près de Belo Horizonte, ce genre de catastrophe ne s'est jamais produit jusqu'à présent. «Rien de tel ne s'est jamais produit ici. C'était un endroit tranquille», a déclaré à l'AFP cet homme de 51 ans.

Les autorités ont prolongé jusqu'à vendredi leur alerte pour risques de nouveaux glissements de terrain dans le secteur de Belo Horizonte. Ils ont également conseillé aux personnes déplacées par les coulées de boues de s'abstenir pour l'instant de revenir chez elles.

Les images des télévisions locales montraient des éboulements, des maisons ensevelies, des arbres et des poteaux électriques arrachés, des rivières en crue et des quartiers inondés par cette tempête, qui touche aussi les États voisins de Rio de Janeiro et d'Espirito Santo.

Digue défaillante

Les fortes averses tombées sur l'État de Rio ont entraîné la crue de trois cours d'eau qui ont inondé sept villes du nord et du nord-ouest. Aucun décès ni blessé n'ont été signalés à ce stade.

Plusieurs routes ont été coupées par la montée des eaux et des dizaines de ponts se sont effondrés. Selon le site d'informations G1, une digue a cédé à Monjolos, une zone rurale du Minas Gerais, provoquant le débordement d'un cours d'eau qui a affecté plusieurs maisons sans faire de victime.

Vendredi, deux enfants et deux adultes ont perdu la vie dans l'effondrement de deux habitations à Ibirite.bDeux autres personnes ont péri dans l'écroulement d'habitations dans le quartier de Vila Bernardete, à Belo Horizonte. Quatre autres personnes sont mortes dans cette ville, et une à Contagem.

Ces intempéries coïncident avec le premier anniversaire de la rupture d'un barrage minier situé à Brumadinho dans l'État du Minas Gerais, qui a provoqué un torrent de boue de déchets de 13 millions de m3 ayant tout emporté sur son passage. Cette tragédie survenue le 25 janvier 2019 a fait 211 morts et 95 disparus. La majorité des victimes travaillaient dans la mine Corrego do Feijao appartenant au groupe Vale, premier producteur mondial de minerai de fer.

Il y a une semaine, six personnes étaient mortes à la suite d'inondations et de glissements de terrain causés par des pluies diluviennes dans l'État d'Espirito Santo, dans le sud-est du Brésil. Plus de 3000 personnes avaient dû être évacuées, selon des sources officielles.

AFP

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