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Des villages rohingyas ont bien été rasés

Images satellite à l'appui, Human Rights Watch a décompté au moins 55 villages passés au bulldozer à l'ouest de la Birmanie.

Le village de Myin Hlut en Birmanie, à 25 km de Maungdaw, épicentre des violences, le 20 décembre 2017 (image de gauche) et le 13 février 2018 (image de droite).
Le village de Myin Hlut en Birmanie, à 25 km de Maungdaw, épicentre des violences, le 20 décembre 2017 (image de gauche) et le 13 février 2018 (image de droite).
AFP
Le village de Myin Hlut en Birmanie, à 25 km de Maungdaw, épicentre des violences, le 20 décembre 2017 (image de gauche) et le 13 février 2018 (image de droite).
Le village de Myin Hlut en Birmanie, à 25 km de Maungdaw, épicentre des violences, le 20 décembre 2017 (image de gauche) et le 13 février 2018 (image de droite).
AFP
Le village de Myin Hlut en Birmanie, à 25 km de Maungdaw, épicentre des violences, le 20 décembre 2017 (image de gauche) et le 13 février 2018 (image de droite).
Le village de Myin Hlut en Birmanie, à 25 km de Maungdaw, épicentre des violences, le 20 décembre 2017 (image de gauche) et le 13 février 2018 (image de droite).
AFP
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Des images satellite rendues publiques vendredi par Human Rights Watch (HRW) viennent prouver que des dizaines de villages rohingyas ont été rasés au bulldozer dans l'ouest de la Birmanie, affirme l'ONG.

«Nombre de ces villages ont été la scène d'atrocités contre les Rohingyas et devraient être préservés afin que des experts nommés par l'ONU puissent enquêter sur ces abus», a souligné Brad Adams, directeur Asie pour HRW.

Sur la base des images satellite réunies, l'organisation de défense des droits de l'homme a décompté au moins 55 villages passés au bulldozer dans le nord de l'Etat Rakhine, autour de la ville de Maungdaw, épicentre des violences.

Près de 700'000 Rohingyas ont fui la Birmanie vers le Bangladesh voisin depuis des violences en 2017, victimes de ce que l'ONU dénonce comme un nettoyage ethnique mené par l'armée.

«Plan de rapatriement»

Début février, des photos postées sur les réseaux sociaux par l'ambassadeur de l'Union européenne en Birmanie, Kristian Schmidt, après un voyage officiel en Etat Rakhine, avaient révélé des zones entières passées au bulldozer.

Le gouvernement birman assure que ce rasage fait partie d'un «plan pour le rapatriement», cependant considéré avec circonspection par les experts et les ONG.

L'armée birmane a reconnu que des soldats et des villageois bouddhistes avaient tué de sang-froid des captifs rohingyas, un premier aveu public de violations des droits de l'Homme après des mois de dénégations, qui reste cependant limité. L'accès libre à la zone reste interdit aux journalistes, rendant très difficiles les vérifications des accusations de meurtres, viols et tortures.

(ats)

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