Passer au contenu principal

Etats-UnisVeto de Trump à une résolution sur le Yémen

Le président américain a opposé son veto mardi soir à une résolution du Congrès exigeant l'arrêt de tout engagement militaire au Yémen.

Afin de prévenir la propagation de la pandémie, la coalition militaire menée Ryad observera un arrêt des combats dès jeudi. (7 avril 2020)
Afin de prévenir la propagation de la pandémie, la coalition militaire menée Ryad observera un arrêt des combats dès jeudi. (7 avril 2020)
AFP
La coalition menée par l'Arabie saoudite a visé lundi des sites de missiles balistiques et de drones de rebelles houthis à Sanaa. (30 mars 2020)
La coalition menée par l'Arabie saoudite a visé lundi des sites de missiles balistiques et de drones de rebelles houthis à Sanaa. (30 mars 2020)
AFP
En 2013, le pays est secoué par des violences sans précédent: attentats, tentatives d'assassinat, enlèvements. Le 4 août, le Royaume Uni, l'Allemagne et la France ferment leur ambassade à Sanaa, suivant l'exemple des Etats-Unis. Elles seront rouvertes avant la fin du mois.
En 2013, le pays est secoué par des violences sans précédent: attentats, tentatives d'assassinat, enlèvements. Le 4 août, le Royaume Uni, l'Allemagne et la France ferment leur ambassade à Sanaa, suivant l'exemple des Etats-Unis. Elles seront rouvertes avant la fin du mois.
AFP
1 / 150

Comme attendu, Donald Trump a mis mardi son veto à une résolution du Congrès qui l'exhortait à arrêter tout soutien américain à la coalition saoudienne dans la guerre au Yémen, s'opposant pour la deuxième fois en deux mois à une décision du parlement américain.

«Cette résolution est une tentative inutile et dangereuse d'affaiblir mes pouvoirs constitutionnels, mettant en danger des vies de citoyens américains», a déclaré dans un communiqué M. Trump à propos de ce texte adopté par les deux chambres du Congrès au début du mois. Cette séquence politique avait été perçue comme un camouflet pour le président républicain, compte tenu de sa majorité au Sénat.

Le Congrès avait utilisé une loi votée en 1973 et limitant les pouvoirs militaires du président dans un conflit à l'étranger. Les parlementaires avaient appelé à la fin des opérations militaires au Yémen, où depuis 2015, le Pentagone fournit un «soutien non-combattant» à la coalition menée par l'Arabie saoudite, alliée historique des Etats-Unis.

Affaire Khashoggi

Les rapports entre Ryad et Washington se sont considérablement refroidis après l'assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, en octobre 2018 à Istanbul, par un commando venu de Ryad. La réaction tiède de Donald Trump face au jeune prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane --considéré comme «responsable» du meurtre par le Sénat américain-- avait indigné jusque dans son camp.

«Nous fournissons ce soutien pour plusieurs raisons. D'abord, c'est notre devoir de protéger la sécurité des plus de 80'000 Américains qui résident dans certains pays de la coalition qui ont été victimes d'attaques de Houthis depuis le Yémen», explique le président américain dans le communiqué, transmis par la Maison Blanche.

Le Yémen est déchiré par un conflit dévastateur depuis l'intervention d'une coalition arabe sous commandement saoudien en mars 2015 pour soutenir des forces pro-gouvernementales contre les rebelles Houthis. Ces derniers sont soutenus par l'Iran, grand rival chiite de l'Arabie saoudite sunnite au Moyen-Orient.

Catastrophe humanitaire

Ce conflit a provoqué la pire catastrophe humanitaire au monde selon l'ONU et a fait plus de 10'000 morts. Des ONG estiment que le bilan des victimes est largement supérieur et l'engagement américain aux côtés de la coalition dirigée par Ryad est régulièrement la cible de critiques.

«Le Congrès ne devrait pas chercher à interdire certaines opérations, comme les ravitaillements en plein vol», argue le président républicain dans son communiqué.

Le sénateur indépendant Bernie Sanders, auteur principal de la résolution sur le Yémen, a fait part de sa déception après le veto présidentiel. «Je suis déçu mais pas surpris que Trump ait rejeté une résolution bi-partisane pour mettre fin à l'engagement américain dans cette guerre terrible au Yémen», a tweeté M. Sanders, candidat à l'investiture démocrate pour l'élection présidentielle de 2020.

C'est la deuxième fois que Donald Trump se trouve obligé d'opposer son veto à un texte voté par le Congrès: en mars, ce dernier avait bloqué la procédure d'urgence qu'il avait décrétée pour débloquer des fonds dédiés à la construction du mur qu'il souhaite ériger à la frontière avec le Mexique.

Un blocage parlementaire qu'il avait choisi de contourner en mettant son propre veto. Depuis les élections parlementaires de mi-mandat de novembre 2018, les républicains ont consolidé leur majorité au Sénat (53 sièges sur 100) mais ont perdu le contrôle de la Chambre des représentants. Mais le président et sa majorité ont du mal à s'entendre autour de plusieurs sujets extrêmement controversés, comme la guerre au Yémen ou le mur à la frontière avec le Mexique.

(AFP)

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.