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UE: craintes d'un nouvel afflux migratoire

La menace d'une opération militaire turque dans le nord de la Syrie fait craindre aux dirigeants européens un afflux de migrants.

Alors que le conflit a démarré il y a 9 ans, le président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) Peter Maurer est en Syrie afin d'évaluer comment améliorer la réponse face aux besoins «énormes» qui affectent la population. (Mardi 11 mars 2020)
Alors que le conflit a démarré il y a 9 ans, le président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) Peter Maurer est en Syrie afin d'évaluer comment améliorer la réponse face aux besoins «énormes» qui affectent la population. (Mardi 11 mars 2020)
Keystone
Après l'accord entre la Russie et la Turquie jeudi, un cessez-le-feu est entré en vigueur dans la nuit de jeudi à vendredi. Un calme «relatif» règne à Idleb. (5 mars 2020)
Après l'accord entre la Russie et la Turquie jeudi, un cessez-le-feu est entré en vigueur dans la nuit de jeudi à vendredi. Un calme «relatif» règne à Idleb. (5 mars 2020)
AFP
Des forces de l'Armée syrienne libre, soutenues par la Turquie, sont en formation lors de manœuvres militaires en vue d'une incursion turque prévue visant des combattants kurdes syriens, près de la ville d'Azaz. (7 octobre 2019)
Des forces de l'Armée syrienne libre, soutenues par la Turquie, sont en formation lors de manœuvres militaires en vue d'une incursion turque prévue visant des combattants kurdes syriens, près de la ville d'Azaz. (7 octobre 2019)
Keystone
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Plusieurs dirigeants européens réunis mardi à Luxembourg se sont inquiétés de voir survenir un nouvel afflux migratoire en raison de la situation en Syrie, où la Turquie menace de lancer une opération.

Dans un texte conjoint transmis aux ministres de l'Intérieur de l'UE, la Grèce, Chypre et la Bulgarie ont souligné «la hausse spectaculaire d'arrivées de migrants sur la route de Méditerranée orientale», y voyant les «signes alarmants de l'émergence d'une crise».

«Les facteurs géopolitiques, notamment les conflits dans la région en particulier en Syrie, auront très probablement pour conséquence une poursuite de cette tendance inquiétante dans un court ou moyen terme», estiment les trois pays, qui ont demandé davantage de soutien à leurs partenaires européens. «Nous sommes très inquiets», a déclaré à la presse Georges Koumoutsakos, ministre grec adjoint à la Protection du citoyen.

«Une poussée vers l'Europe»

La Turquie, qui a affirmé être prête à mener une nouvelle offensive contre une milice kurde, a acheminé mardi de nouveaux véhicules blindés à sa frontière avec la Syrie. A terme, Ankara entend créer une «zone de sécurité», sorte de tampon de 30 km de profondeur, s'étirant de l'Euphrate à la frontière irakienne, afin d'accueillir une partie des 3,6 millions de Syriens réfugiés en Turquie.

«J'espère qu'il n'y aura pas d'opération», a déclaré à des journalistes le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères Jean Asselborn, également chargé de l'Immigration. «Mais imaginez que vous êtes réfugié en Turquie, vous êtes Syrien, le risque existe que vous soyez transporté un jour sans qu'on vous demande votre opinion dans le nord-est de la Syrie, c'est un facteur qui peut générer une poussée vers l'Europe», a-t-il dit.

Interrogé sur ce scénario lors d'une conférence de presse, le commissaire européen aux migrations Dimitris Avramopoulos a souligné que l'UE était attachée à «l'intégrité territoriale de l'Etat syrien». L'UE appelle à «la fin des hostilités, à la protection des civils et à un accès humanitaire sans entrave, sûr et durable à toute la Syrie», a-t-il dit.

(AFP)

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