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Réseau socialSur Twitter, les chefs d'État plus encadrés

Le réseau social américain a reconnu qu'il se montrait trop permissif envers les chefs d'État. Cela va désormais changer.

Le compte Twitter du président américain Donald Trump.
Le compte Twitter du président américain Donald Trump.
AFP

Twitter, le réseau social favori du président américain Donald Trump, a précisé mardi les limites à ne pas dépasser y compris pour les grands de ce monde. Certains d'entre eux, à l'instar du locataire de la Maison-Blanche, s'y expriment parfois sans retenue.

Twitter se dit, de manière générale, extrêmement permissif envers les chefs d'État et de gouvernement, ainsi qu'envers les hauts responsables, dans le but «de fournir un forum qui permet de s'informer et d'interpeller directement» ces dirigeants. Le réseau social est souvent critiqué pour ne pas appliquer à ces responsables les mêmes règles qui régissent le commun des mortels.

C'est particulièrement vrai aux États-Unis où un certain nombre de tweets de Donald Trump, s'ils étaient le fait d'un citoyen lambda, seraient probablement supprimés par Twitter. Mais pour autant tout n'est pas permis, explique le groupe dans un blog. «Nous voulons dire très clairement que les comptes des dirigeants mondiaux ne sont pas totalement au-dessus de notre règlement».

Six domaines interdits

Twitter voit six domaines qui, s'ils sont enfreints, mèneront automatiquement à une sanction allant au-delà d'une simple notice, qui masque le tweet en donnant du contexte sur la violation commise, mais qui permet de continuer à le lire.

Sur la liste des interdits du réseau social: la promotion du terrorisme, des menaces directes de violences contre un individu, la publication d'informations privées comme une adresse de résidence ou un numéro de téléphone privés, la publication de photographies ou vidéos intimes sans le consentement du sujet, tout comportement ayant un lien avec l'exploitation sexuelle des enfants et tout encouragement à se faire du mal.

La tâche du réseau est encore rendue plus difficile aux États-Unis, où le parti du président accuse les réseaux sociaux en général de favoriser les démocrates au détriment des républicains. Donald Trump lui-même n'hésite pas à s'en prendre à Twitter, en tweetant.

ats

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