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Putsch manquéLa Turquie réintègre des fonctionnaires limogés

Plus de 1800 fonctionnaires ont retrouvé leur poste après avoir été radiés suite au putsch de 2016.

La justice turque a demandé mercredi l'arrestation du journaliste exilé en Allemagne Can Dündar. (5 décembre 2018)
La justice turque a demandé mercredi l'arrestation du journaliste exilé en Allemagne Can Dündar. (5 décembre 2018)
Keystone
Le Parlement turc a adopté une nouvelle loi «antiterroriste» controversée qui reprend plusieurs mesures de l'état d'urgence mis en place après le putsch manqué de juillet 2016 et aboli il y a une semaine. (Mercredi 25 juillet 2018)
Le Parlement turc a adopté une nouvelle loi «antiterroriste» controversée qui reprend plusieurs mesures de l'état d'urgence mis en place après le putsch manqué de juillet 2016 et aboli il y a une semaine. (Mercredi 25 juillet 2018)
AFP
Le parlement turc vote le renforcement des pouvoirs du président Erdogan. Le projet de révision constitutionnelle doit encore être soumis à référendum. Le texte, qui comporte 18 articles, a obtenu 339 voix, soit neuf de plus que la majorité des trois cinquièmes requise pour que la réforme soit soumise à la consultation populaire. Cette réforme constitutionnelle permet de transfèrer au président le pouvoir exécutif qui jusque-là appartenait au premier ministre, dont le poste disparaît (21 janvier 2017)
Le parlement turc vote le renforcement des pouvoirs du président Erdogan. Le projet de révision constitutionnelle doit encore être soumis à référendum. Le texte, qui comporte 18 articles, a obtenu 339 voix, soit neuf de plus que la majorité des trois cinquièmes requise pour que la réforme soit soumise à la consultation populaire. Cette réforme constitutionnelle permet de transfèrer au président le pouvoir exécutif qui jusque-là appartenait au premier ministre, dont le poste disparaît (21 janvier 2017)
AFP
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Les autorités turques ont réintégré par décret-loi plus de 1 800 fonctionnaires qui avaient été limogés dans le cadre des purges lancées après le putsch manqué de juillet 2016, a rapporté vendredi l'agence de presse étatique Anadolu.

Ces 1 823 personnes avaient été initialement radiées après avoir été accusées d'avoir téléchargé ByLock, une messagerie cryptée qu'Ankara considère comme l'outil de communication privilégié des putschistes. Mais les autorités ont annoncé fin décembre avoir déterminé que plusieurs milliers de personnes avaient téléchargé l'application en question à leur insu.

Plus de 140'000 personnes ont été limogées ou suspendues des institutions turques depuis la tentative de coup d'Etat imputée par Ankara au prédicateur Fethullah Gülen, installé aux Etats-Unis et qui nie les faits.

En outre, environ 55'000 personnes ont été incarcérées dans le cadre de ces purges qui ont également touché les milieux prokurdes et des médias critiques.

Pas de compensation

Parmi les personnes réintégrées par le décret-loi publié dans la nuit de jeudi à vendredi, figurent notamment 544 employés du ministère de l'Education nationale, 458 de la direction générale de la Sûreté et 204 du ministère de la Santé, selon un décompte d'Anadolu. Elles recevront un salaire pour toute la durée durant laquelle elles sont restées sans emploi, mais ne peuvent demander de compensation, ajoute Anadolu.

Le procureur d'Ankara a déclaré fin décembre que 11'480 personnes ont téléchargé ByLock sans le savoir, en voulant accéder à d'autres applications mobiles. Une stratégie des réseaux gulénistes, selon lui, pour masquer les véritables utilisateurs de la messagerie. Par ailleurs, 262 personnes ont été radiées par le décret-loi paru dans la nuit de jeudi à vendredi.

AFP

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