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Trump esquive le scandale du harcèlement sexuel

Pour la Maison-Blanche, les accusatrices sont des menteuses.

Reuters

Sarah Huckabee Sanders, la porte-parole de la Maison-Blanche, n’a pas hésité vendredi quand une journaliste de la chaîne CBS News lui a demandé si les 16 femmes qui avaient accusé Donald Trump de harcèlement sexuel avaient «toutes menti». «Oui», a-t-elle répondu froidement. «Nous avons été clairs sur cette question depuis le début.» Donald Trump avait aussi affirmé le 16 octobre que les accusations dont il fait l’objet depuis l’année dernière n’étaient que des «fake news».

Au moins trois des femmes qui ont accusé le président ont des témoins. Donald Trump s’était aussi vanté dans un enregistrement en 2005 à Hollywood de pouvoir «agripper» les femmes par la «chatte» en raison de sa célébrité. Mais quand les révélations ont commencé à se multiplier, Donald Trump a adopté une posture très différente de celles des autres hommes comme le producteur Harvey Weinstein ou le journaliste Mark Halperin, qui sont récemment tombés après avoir été accusés de harcèlement sexuel. «Donald Trump s’est mis en mode de contre-attaque alors que les autres hommes ont présenté leurs excuses», explique Abigail Saguy, une professeure de sociologie à l’Université UCLA.

En octobre de l’année dernière, Donald Trump avait affirmé que l’une des femmes l’accusant de harcèlement sexuel n’aurait pas été «son premier choix». Il avait aussi affirmé qu’il porterait plainte contre les femmes, une menace restée sans suite. Cette position lui a permis d’être élu à la présidence des Etats-Unis en novembre de l’année dernière, a affirmé cette semaine Jia Tolentino, une éditorialiste au New Yorker. Son raisonnement: le milliardaire new-yorkais n’a jamais prétendu que les femmes méritaient le respect, contrairement à l’image que cultivaient des hommes comme Harvey Weinstein.

Le président des Etats-Unis n’est cependant pas complètement débarrassé des affaires de harcèlement sexuel. Une plaque a été brièvement placée la semaine dernière dans un studio de Hollywood. Son texte: «A cet endroit, en septembre 2005, Donald J. Trump s’était vanté de commettre une agression sexuelle. En novembre 2016, il a été élu président des Etats-Unis.» Donald Trump fait également l’objet d’une plainte pour diffamation déposée par l’une des femmes qu’il avait traitées de «menteuses» après avoir été accusé de harcèlement sexuel. Les avocats du président ont demandé à un juge de débouter la plainte. Un verdict est attendu prochainement.

New York

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