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«Trump coupe 45% des fonds du GIEC. Les Etats doivent agir, vite!»

Il y a un trou immense dans le budget du groupe d’experts sur le climat de l’ONU. Le professeur suisse Andreas Fischlin s’alarme.

Climato-sceptique avéré, Donald Trump ne veut plus que les Etats-Unis contribuent au GIEC.
Climato-sceptique avéré, Donald Trump ne veut plus que les Etats-Unis contribuent au GIEC.
Reuters/Carlos Barria

Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC )est sans le sou. Aussi incroyable que cela puisse paraître, le budget du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat n’est plus assuré. Depuis que le président Donald Trump a juré de retirer la contribution des Etats-Unis, on sait qu’il y aura peut-être un trou de plus de 2 millions de dollars dans la comptabilité. Environ 45% des revenus! Les Pays-Bas et le Canada ont déjà annoncé qu’ils doubleraient leur part. D’autres pays y songent, notamment la Suisse. Il est aussi question d’accepter de l’argent de fondations privées. On a même évoqué du crowdfunding (financement participatif)! Cela suffira-t-il? Andreas Fischlin, professeur à l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich et vice-président du groupe de travail II du GIEC, n’y croit pas.

Trump va-t-il réduire la contribution ou tout couper?

Il veut tout couper. Mais le Sénat refuse. A présent, le débat est à la Chambre des représentants.

Plusieurs pays doublent la mise. Cela suffira-t-il?

Non. Les Etats ont confié au GIEC plus de missions que par le passé. A part le grand rapport, nous réalisons trois rapports spéciaux, dont l’un sur l’hypothèse d’un réchauffement de 1,5 °C, important pour l’élaboration de politiques.

Que se passera-t-il en cas de trou dans le budget?

Aucune idée. Les règles nous interdisent de dépenser de l’argent que nous n’aurons pas!

Le recours au crowdfunding ou à des fondations peut-il résoudre le problème?

Ce n’est pas exclu. Certains Etats l’ont proposé. C’est maintenant à l’étude au sein d’une commission. Mais la crainte, c’est que des influences soient exercées sur le travail du GIEC. Nous ne pouvons pas nous le permettre. Il ne peut pas y avoir la moindre faille dans notre crédibilité.

Mais alors, que faire?

Je vais être très clair: c’est la responsabilité des Etats. Il faut absolument qu’ils trouvent rapidement une solution.

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