Trois policiers tués à Téhéran dans des heurts

Iran Lors d'affrontements avec des membres d'une communauté soufie, trois policiers ont été fauchés par un bus qui a délibérément foncé sur eux.

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Trois policiers iraniens ont trouvé la mort lundi à Téhéran lors d'affrontements avec les membres d'une confrérie soufie. Ils s'étaient rassemblés devant un commissariat de police pour réclamer la libération de plusieurs des leurs.

Policiers renversés

«Des fauteurs de troubles ont utilisé un bus et tué trois policiers (...). Les meurtriers ont été arrêtés quelques secondes après leur crime», a déclaré à la télévision publique le porte-parole de la police Saeed Montazer al Mahdi.

Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent un autobus de couleur blanche fonçant dans un groupe d'une quarantaine de policiers anti-émeute dans une rue étroite. Le conducteur du véhicule heurte plusieurs voitures garées là en tentant de quitter les lieux.

L'agence de presse Fars a assuré que le conducteur était un membre de la confrérie Nematollahi. Elle a ajouté que plusieurs policiers et passants avaient été blessés.

Dans d'autres vidéos postées sur internet, on voit la police disperser des derviches et d'autres manifestants à l'aide de gaz lacrymogène. On y voit aussi des manifestants blessés, le visage en sang.

Selon Majzooban, site lié à la confrérie, des manifestants ont été blessés par balles par les forces de l'ordre. Des blessés auraient été arrêtés à l'hôpital, a ajouté le site. Selon le Centre pour les droits de l'homme en Iran, une ONG dont le siège est à New York, plusieurs membres de la confrérie ont été arrêtés au cours des deux derniers mois.

Confrérie ciblée

Dix membres de l'ordre soufi ont été blessés et trois autres arrêtés à Kowar, dans la province de Fars, le 14 janvier dernier quand la police a dispersé une manifestation organisée pour demander la libération d'autres adeptes.

L'ancienne rapporteuse spéciale de l'ONU sur les droits de l'homme en Iran Asma Jahangir, qui est décédée il y a une semaine, s'inquiétait en mars 2017 de voir plusieurs confréries soufies iraniennes, dont la confrérie Nematollahi et la communauté Ahl-e Haq, «ciblées et harcelées» par les autorités de la République islamique. (ats/nxp)

Créé: 19.02.2018, 23h05

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