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Grande-BretagneTrois jeunes filles soupçonnées d'être parties faire le djihad

La police britannique a lancé vendredi un appel sans précédent pour retrouver trois lycéennes parties mardi de Londres. Elles sont soupçonnées de vouloir rejoindre les militants de l'Etat islamique (EI) en Syrie.

Scotland Yard a lancé un appel sans précédent pour retrouver trois lycéennes parties mardi de Londres. (Photo d'illustration)
Scotland Yard a lancé un appel sans précédent pour retrouver trois lycéennes parties mardi de Londres. (Photo d'illustration)
Keystone

Le responsable des services antiterroristes de Scotland Yard, Richard Walton, s'est dit ce vendredi 20 février «extrêmement préoccupé» par le sort des adolescentes, pointant avec inquiétude la «tendance croissante» des jeunes femmes attirées par les djihadistes de l'EI.

Les jeunes filles sont âgées de 15 à 17 ans. Elles ont quitté Londres mardi matin pour prendre un vol de Turkish Airlines à destination d'Istanbul depuis l'aéroport de Gatwick. Les familles ont signalé leur disparition le soir même aux autorités britanniques.

La police pense que les trois jeunes filles, qui sont de proches amies, auraient suivi l'exemple d'une autre de leurs camarades, qui a rejoint l'EI en décembre. «Nous sommes très inquiets. Nous pensons qu'elles courent un grave danger», a déclaré M. Walton. Ce sont «trois filles normales, de très bonne famille», a-t-il précisé, indiquant ne pas comprendre comment elles avaient pu en arriver là.

Aidées pour leur voyage

«Il y a clairement beaucoup de propagande faite par divers groupes en Syrie pour essayer d'attirer des jeunes, filles comme garçons. Par définition, ce sont les plus vulnérables qui se laissent séduire, mais ces filles n'avaient pas l'air de l'être», s'est-il étonné. «Quelque chose quelque part a réussi à leur faire croire que c'était une bonne idée d'aller en Syrie».

La police soupçonne que les trois lycéennes ont reçu de l'aide pour organiser leur voyage mais sans connaître l'étendue de ce soutien ni savoir si elles ont reçu de l'argent. Les familles sont «dévastées» par leurs disparitions. «Elles ne comprennent pas comment ni pourquoi cela est arrivé», a encore indiqué M. Walton.

Selon une étude du think tank londonien Institute for Strategic Dialogue (ISD) publiée fin janvier, quelque 550 femmes originaires des pays occidentaux seraient parties rejoindre l'EI.

ats

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