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SyrieUne trentaine de combattants pro-régime tués

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme a dénombré 45 victimes, dont 35 combattants, lors de raids aériens opposant les forces officielles aux opposants au régime.

Photo d'illustration.
Photo d'illustration.
AFP

Au moins 45 personnes, dont dix civils, ont été tuées samedi dans des raids aériens et des combats opposant l'armée syrienne et ses alliés aux groupes rebelles et djihadistes dans le nord-ouest de la Syrie, selon une ONG.

«Les frappes aériennes menées par les aviations syrienne et russe ainsi que les combats dans le nord de la province de Hama ont tué depuis l'aube au moins 26 combattants du régime et de ses alliés et neuf combattants des groupes rebelles et djihadistes», a indiqué à l'AFP le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane.

Par ailleurs, dix civils, dont trois enfants, ont été tués dans des raids de l'aviation syrienne sur plusieurs villages et localités du sud d'Idleb, dont Maaret al-Noomane et Al-Bara, selon l'OSDH. Parmi les 26 combattants pro-régime, dix-huit ont été tués dans les combats et huit autres dans l'explosion de mines souterraines, a précisé l'Obervatoire.

Neuf djihadistes et rebelles ont en outre péri dans les combats et les raids aériens. Parmi eux figurent des combattants du groupe Hayat Tahrir al-Cham (HTS), dominé par l'ex-branche syrienne d'Al-Qaïda et qui contrôle la majorité de la région d'Idleb, selon l'OSDH. Les combats au sol étaient concentrés sur un secteur du nord de Hama que les insurgés avaient repris au régime il y a plus d'une semaine.

Poche de résistance

Le 6 juin, djihadistes et rebelles islamistes avaient lancé une contre-attaque, prenant le contrôle des deux localités. Les combats avaient alors fait plus de 100 morts dans les deux camps en 24 heures. Ces dernières semaines, la province d'Idleb a été la cible de bombardements quasi quotidiens du régime syrien et de son allié russe.

Cette région qui échappe toujours au contrôle de Damas, avait pourtant fait l'objet d'un accord sur la création d'une «zone démilitarisée» en septembre dernier entre Moscou et Ankara, ayant permis d'éviter une offensive d'envergure. Vendredi, le ministre turc des Affaires étrangères a affirmé que la Russie n'avait pas d'«excuse» pour ne pas faire pression sur le régime syrien afin de faire cesser ses frappes dans le nord-ouest de la Syrie.

Cette poussée de violence, dans une région où vivent environ trois millions de personnes, a fait environ 400 morts civils depuis fin avril, selon l'OSDH. Quelque 660 combattants rebelles et djihadistes ont également péri dans les affrontements et les bombardements au cours de la même période, contre 545 soldats de l'armée syrienne et leurs alliés, d'après la même source. Déclenchée en 2011, la guerre en Syrie a déjà tué plus de 370'000 personnes et déplacé plusieurs millions.

AFP

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