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LondresTour Grenfell en feu: les familles s'expriment

Les familles des 72 personnes mortes dans l'incendie de leur immeuble en juin dernier à Londres sont entendues par le juge. Les récits sont émouvants.

Le rapport d'enquête, partiellement rendu public le 29 octobre 2019, pointe du doigt les lacunes et les dysfonctionnements des services de secours lors de l'incendie de la Tour Grenfell à Londres qui avait fait 72 morts en juin 2017.
Le rapport d'enquête, partiellement rendu public le 29 octobre 2019, pointe du doigt les lacunes et les dysfonctionnements des services de secours lors de l'incendie de la Tour Grenfell à Londres qui avait fait 72 morts en juin 2017.
AFP
Hommage aux victimes de la tour Grenfell. (Mercredi 13 juin 2018)
Hommage aux victimes de la tour Grenfell. (Mercredi 13 juin 2018)
AFP
Un incendie s'est déclaré dans la nuit de mardi à mercredi à Londres, dans une tour d'habitation. (Mercredi 14 juin 2017)
Un incendie s'est déclaré dans la nuit de mardi à mercredi à Londres, dans une tour d'habitation. (Mercredi 14 juin 2017)
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Les proches des victimes de l'incendie de la tour Grenfell leur ont rendu un hommage appuyé lundi à l'ouverture des auditions menées dans le cadre de l'enquête publique sur la tragédie. Survenu en juin 2017 à Londres, le drame avait provoqué la mort de 72 personnes.

Pendant deux semaines, les auditions doivent permettre aux proches des victimes de venir témoigner et d'établir le portrait de chacune d'entre elles. Au premier jour lundi, six familles ont été entendues, dont celle d'un bébé mort-né à l'hôpital dans la soirée qui a suivi l'incendie, après que ses parents ont réussi à s'échapper de la tour en flammes.

Son père, Marcio Gomes, qui vivait au 21e étage, a été le premier à s'exprimer, pour saluer la mémoire de son fils. «Il n'est pas avec nous physiquement mais il est présent dans nos coeurs et le restera pour toujours», a-t-il déclaré, en larmes, épaulé par son épouse et son avocat. Une image tirée d'une échographie ainsi que des photos de la chambre du bébé, préparée par le couple, ont été diffusées au cours de son intervention.

«Nous sommes presque un an après l'incendie, et il reste tellement de questions sans réponses», a de son côté regretté Mohamed Araf Neda, qui a perdu son frère Mohamed Saber lors du drame. «J'espère que cette enquête nous apportera des réponses et, plus important encore, la justice», a-t-il demandé, dans une déclaration lue par son avocat.

«Beaucoup de tristesse»

Le juge retraité Martin Moore-Bick, qui dirige l'enquête publique, a ouvert la séance en faisant observer 72 secondes de silence, en référence à chacune des victimes. Il a rappelé que l'incendie constituait «la plus grande tragédie survenue à Londres depuis la Seconde Guerre mondiale». «Il y aura beaucoup de tristesse dans les jours qui viennent», a-t-il déclaré, en soulignant que les auditions des familles faisaient «partie intégrante de l'enquête».

Dans son discours d'ouverture, Richard Millett, l'avocat principal, a qualifié l'enquête de «recherche de la vérité», qui ne doit pas devenir «une bataille d'experts ou d'avocats». Le 4 juin, les auditions se poursuivront avec les prises de paroles des avocats des organisations de résidents de la tour et des personnes parties à l'enquête.

(ats)

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