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IsraëlL'escalade se poursuit entre Gaza et Israël

Les frappes israéliennes ont répondu aux tirs de roquettes mercredi dans l'enclave palestinienne, portant à 26 le nombre de Palestiniens tués depuis la veille.

Tsahal a annoncé mercredi avoir mené des raids sur le Hamas en réponse à deux tirs de roquettes de Gaza. (27 novembre 2019)
Tsahal a annoncé mercredi avoir mené des raids sur le Hamas en réponse à deux tirs de roquettes de Gaza. (27 novembre 2019)
AFP
Au centre, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qui a été mis en examen pour «corruption». (Jeudi 21 novembre 2019)
Au centre, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qui a été mis en examen pour «corruption». (Jeudi 21 novembre 2019)
Keystone
La Ligue arabe s'est réunie au Caire. Des appels à faire de même avec la Palestine et Jérusalem-Est ainsi que des sanctions contre Washington ont été lancés. (Samedi 9 décembre 2017)
La Ligue arabe s'est réunie au Caire. Des appels à faire de même avec la Palestine et Jérusalem-Est ainsi que des sanctions contre Washington ont été lancés. (Samedi 9 décembre 2017)
AFP
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Des frappes israéliennes sur les positions du Djihad islamique ont fait au moins 26 morts depuis mardi à Gaza, d'où des salves de roquettes continuent de viser Israël: l'escalade armée ne donne pour l'heure aucun signe d'apaisement.

Les sirènes d'alerte ont encore retenti mercredi dans plusieurs villes israéliennes aux alentours de Gaza, dont Ashkelon, après de nouveaux tirs de roquettes qui ont précipité dans la foulée des bombardements israéliens sur l'enclave. L'armée israélienne a dit viser des positions du Djihad islamique, notamment un site où des combattants s'apprêtaient, selon elle, à tirer un missile antichar sur Israël.

Ces frappes israéliennes ont fait seize morts mercredi, dont des membres des forces al-Qods, la branche armée du Djihad islamique, a rapporté le ministère gazaoui de la santé. Cela porte à 26 le nombre de Palestiniens tués, dont trois enfants, depuis mardi dans des opérations israéliennes contre le groupe armé, en incluant un commandant de l'organisation, Baha Abou Al-Ata, et son épouse, élément déclencheur de ce regain de tension.

Menaces de Netanyahu

Après cette opération ciblée, le Djihad islamique a lancé dans la foulée un barrage de roquettes sur Israël, sans faire de mort. «Cessez vos attaques ou vous prendrez encore plus de coups», a prévenu mercredi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. «Nous sommes déterminés à combattre et à défendre notre pays, et s'ils pensent que ces salves de roquettes vont nous affaiblir ou nous faire perdre notre détermination, ils se trompent», a-t-il ajouté à l'endroit du Djihad islamique.

«Une leçon»

«Nous allons donner aux ennemis une leçon dont ils se souviendront», a rétorqué le rassemblement des unités de la «résistance» à Gaza, dont le mouvement islamiste est partie prenante.

Depuis mardi, au moins 360 roquettes ont été tirées de Gaza vers Israël, selon le dernier bilan de l'armée israélienne, qui a dit avoir intercepté 90% de ces projectiles grâce à son système antimissile «Iron Dome».

Une roquette a endommagé une maison, une autre une usine, et une autre encore a frappé une autoroute, passant à quelques mètres de voitures en circulation.

Ecoles fermées

Mardi, des écoles, collèges, universités et autres institutions publiques avaient été fermés jusqu'à Tel-Aviv, à 70 kilomètres de Gaza. Mercredi, tous les établissements publics le sont restés dans un rayon de 40 km autour de l'enclave palestinienne. Les écoles étaient aussi fermées depuis mardi à Gaza.

Agé de 41 ans et père de cinq enfants, Baha Abou Al-Ata avait rejoint les rangs du Djihad islamique dans les années 1990 et était son commandant pour le nord de Gaza. Selon le chef de l'armée israélienne, Aviv Kochavi, il «avait tenté par tous les moyens» de saboter une trêve entre Israël et le Hamas, en orchestrant notamment des tirs de roquettes vers Israël.

Djihad islamique et Hamas

Le Hamas et Israël se sont livré trois guerres dans l'enclave depuis 2008. Mais ce groupe, contrairement au Djihad islamique, avait approuvé une trêve négociée par l'entremise de l'ONU, de l'Egypte et du Qatar.

Si l'armée israélienne tient le Hamas pour responsable de toutes les attaques depuis cette enclave, elle n'a officiellement visé pour l'instant que les positions du Djihad islamique, un élément clé qui n'a pas échappé à la presse locale.

«Pour la première fois dans l'ère récente, Israël a fait une distinction entre le Hamas et le Djihad islamique», a résumé mercredi l'influent commentateur politique Ben Caspit dans les pages du journal Maariv. «Israël dévie ainsi de son principe béton selon lequel le Hamas, en tant que pouvoir souverain à Gaza, doit payer le prix pour tout ce qui se passe à Gaza».

Pour tenter de freiner cette spirale de violence, l'émissaire de l'ONU pour le Moyen-Orient, Nickolay Mladenov, est arrivé mercredi après-midi au Caire pour mener avec les Egyptiens - qui bénéficient d'une forte influence sur Gaza et de relations officielles avec Israël - une médiation en vue d'une «désescalade urgente».

ats/afp

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