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USA-TurquieTillerson a rencontré Erdogan

Le secrétaire d'Etat américain en visite en Turquie a salué le courage des Turcs, un an après le coup d'Etat.

Le secrétaire d'Etat américain a rencontré son homologue turc puis le président Recep Tayyip Erdogan, à un moment de fortes tensions diplomatiques entre les deux pays. (Dimanche 9 juillet 2017)
Le secrétaire d'Etat américain a rencontré son homologue turc puis le président Recep Tayyip Erdogan, à un moment de fortes tensions diplomatiques entre les deux pays. (Dimanche 9 juillet 2017)
AFP

Le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson s'est entretenu dimanche à Istanbul avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, sur fond de tensions persistantes entre Ankara et Washington. Rex Tillerson a d'abord rencontré son homologue turc Mevlüt Cavusoglu, puis le chef de l'Etat, selon des sources officielles des deux pays. Aucun communiqué n'a été diffusé à l'issue des discussions que le chef de la diplomatie américaine a eues avec le président Erdogan.

Rex Tillerson et Mevlüt Cavusoglu ont quant à eux notamment parlé de la Syrie et du Qatar, d'après l'agence de presse progouvernementale turque Anadolu.

S'exprimant par ailleurs dimanche à l'ouverture du 22e Congrès mondial du pétrole à Istanbul en tant qu'ancien patron de la compagnie pétrolière ExxonMobil, le secrétaire d'Etat américain s'est félicité de l'échec de la tentative de coup d'Etat du 15 juillet 2016 en Turquie.

«Il y a presque un an, le peuple turc, des hommes et des femmes courageux, s'est levé contre les putschistes et a défendu sa démocratie», a-t-il dit. «Je reconnais son courage et rend hommage aux victimes», a-t-il ajouté.

Tendu

Les relations entre Washington et Ankara se sont nettement tendues depuis le putsch manqué du 15 juillet dernier, que la Turquie impute au prédicateur Fethullah Gülen, exilé aux Etats-Unis.

Ankara comptait beaucoup sur un revirement de la politique américaine avec l'arrivée à la présidence de Donald Trump, mais ses espoirs ont vite été douchés. Washington a notamment décidé début mai d'armer les milices kurdes de l'YPG en Syrie afin de lutter contre le groupe Etat islamique (EI).

Or le gouvernement turc considère ces milices comme une extension du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), classé «organisation terroriste» par la Turquie et ses alliés occidentaux.

La Turquie a ainsi déclenché en août dernier une opération terrestre dans le nord de la Syrie afin d'en chasser le groupe EI, mais aussi pour éviter la jonction des zones contrôlées par les Kurdes à sa frontière. Ankara a menacé à plusieurs reprises ces dernières semaines d'entamer une nouvelle opération en Syrie contre l'YPG.

Parmi les principaux sujets de discorde entre la Turquie et les Etats-Unis, alliés au sein de l'Otan, figure également l'extradition de Fethullah Gülen, à laquelle appelle régulièrement Recep Tayyip Erdogan. Fethullah Gülen, à la tête d'une puissante confrérie, dément quant à lui formellement toute implication dans le putsch manqué du 15 juillet 2016.

En revanche, les deux pays tentent de se poser en médiateurs dans le différend entre le Qatar et ses voisins du Golfe, qui l'accusent de soutenir «le terrorisme» et l'ont mis sous pression économique.

(AFP)

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