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Tentative de relance du dialogue pouvoir-opposition

Le Vatican et l'Unasur, les médiateurs depuis plusieurs mois, mettent la pression.

Keystone
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Le président vénézuélien Hugo Chavez meurt le 5 mars 2013. Il est enterré en roi, en présence de 32 chefs d'Etat. Le pays ne va pas tarder à sombrer dans le chaos.
Le président vénézuélien Hugo Chavez meurt le 5 mars 2013. Il est enterré en roi, en présence de 32 chefs d'Etat. Le pays ne va pas tarder à sombrer dans le chaos.
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Le Vatican et l'Union des nations sud-américaines (Unasur), médiateurs dans la crise au Venezuela, ont présenté mardi au gouvernement et à l'opposition une proposition pour relancer leur dialogue. Les médiateurs sont intervenus quelques heures après la décision de l'opposition de se retirer des discussions avec le gouvernement du président socialiste Nicolas Maduro.

«Nous estimons qu'il faut aborder une étape qui nous mènera à la réactivation, à la consolidation et à la pérennisation du dialogue national, pour lequel nous avons présenté aux parties une proposition de travail», dit un communiqué lu par l'envoyé du Saint-Siège pour les discussions au Venezuela, Claudio Maria Celli.

Le secrétaire général de l'Unasur, Ernesto Samper, a lui aussi appelé les parties à «un cessez-le-feu politique», estimant que «la politisation» des institutions du Venezuela était nuisible pour le pays, qui vit depuis des mois une grave crise politique et économique.

Référendum

Les médiateurs demandent aux parties, qui s'affrontent depuis que l'opposition a pris le contrôle du Parlement à la suite des élections législatives de fin 2015, de «s'abstenir jusqu'au 13 janvier 2017 de prendre des décisions rendant difficiles les relations entre elles ou le processus de dialogue».

L'opposition réclame en particulier la reprise du processus pouvant mener à la convocation d'un référendum pour ou contre la révocation du président Maduro, ou bien des élections anticipées.

Des représentants de l'exécutif et de la Table de l'unité démocratique (MUD), la coalition de l'opposition, ont rencontré séparément mardi les médiateurs, MM. Celli, Samper et les anciens présidents dominicain Leonel Fernandez et panaméen Martin Torrijos.

Accords non appliqués

M. Celli a appelé pouvoir et opposition à reprendre les discussions thématiques lancées le 30 octobre.

Les parties auraient dû tenir mardi leur troisième réunion de dialogue, mais l'opposition n'est pas venue, accusant le pouvoir du président Maduro de ne pas avoir appliqué les accords déjà conclus.

Le secrétaire général de la MUD, Jesus Torrealba, s'est félicité devant la presse de la réunion avec les médiateurs en vue d'une relance le dialogue, mais il a répété que l'opposition ne retournerait à la table des négociations que «lorsque le gouvernement appliquera les accords conclus».

Le principal représentant de l'exécutif aux pourparlers, Jorge Rodriguez, a rejeté la position de la MUD. «Le gouvernement ne cède pas, il n'accepte pas d'ultimatums, ni aucune sorte de pressions», a-t-il déclaré au cours d'une conférence de presse.

(AFP)

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