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IranTéhéran dénonce la «vacuité» de Washington

Le porte-parole des Affaires étrangères iraniennes a réagi samedi, après de nouvelles sanctions américaines.

Le président iranien Hassan Rohani a rejeté toute rencontre avec Donald Trump mercredi tant que les sanctions ne seraient pas levées. (Mercredi 25 septembre 2019)
Le président iranien Hassan Rohani a rejeté toute rencontre avec Donald Trump mercredi tant que les sanctions ne seraient pas levées. (Mercredi 25 septembre 2019)
Keystone
Le président français Emmanuel Macron se démène pour organiser une rencontre entre e président iranien Hassan Rohani et Donald Trump. (Mercredi 25 septembre 2019)
Le président français Emmanuel Macron se démène pour organiser une rencontre entre e président iranien Hassan Rohani et Donald Trump. (Mercredi 25 septembre 2019)
AFP
En vue d'un accord historique sur le programme nucléaire de Téhéran, le secrétaire d'Etat américain John Kerry va retrouver à Lausanne son homologue iranien Mohammad Javad Zarif. (15 mars 2015)
En vue d'un accord historique sur le programme nucléaire de Téhéran, le secrétaire d'Etat américain John Kerry va retrouver à Lausanne son homologue iranien Mohammad Javad Zarif. (15 mars 2015)
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Les nouvelles sanctions américaines contre un grand groupe prétrochimique iranien sont la «preuve» de la «vacuité» du discours des Etats-Unis lorsque ceux-ci disent être prêts à discuter avec l'Iran, a déclaré samedi le porte-parole des Affaires étrangères iranien.

«Il n'aura fallu qu'une semaine pour que les affirmations du président américain sur sa volonté de négocier avec l'Iran fassent la preuve de leur vacuité», a déclaré Abbas Moussavi dans un communiqué au lendemain de l'annonce par Washington de sanctions économiques contre la Persian Gulf Petrochemical Industries Company (PGPIC).

Soutien financier

Voyant dans ces sanctions un nouvel exemple de «terrorisme économique» des Etats-Unis vis-à-vis de son pays et de l'«hostilité» de Washington à l'égard de la République islamique, Abbas Moussavi a jugé que la «politique américaine de pression maximale» contre l'Iran était «vouée à l'échec».

Le Trésor américain a annoncé vendredi avoir imposé des sanctions à la PGPIC en raison «du soutien financier» que celle-ci apporterait aux Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique d'Iran.

Les nouvelles sanctions visent PGPIC, présentée par Washington comme «la plus grande holding pétrochimique» iranienne et 39 de ses filiales ou agents à l'étranger.

Retrait unilatéral

Le président américain Donald Trump a retiré unilatéralement en mai 2018 son pays de l'accord international sur le nucléaire iranien conclu à Vienne en 2015, ce qui a entraîné le rétablissement de dures sanctions économiques contre l'Iran.

L'accord de Vienne est censé empêcher l'Iran de se doter de la bombe atomique, mais Donald Trump estime qu'il ne fournit pas de garanties suffisantes et veut contraindre Téhéran, via sa politique de «pression maximale», à renégocier un accord plus contraignant.

Téhéran répète que cela est hors de question et a menacé en mai les Etats encore parties à cet accord (Allemagne, Chine, France, Grande-Bretagne et Russie) de s'en affranchir progressivement si ceux-ci ne l'aident pas à trouver un moyen de contourner les sanctions américains, qui contribuent à asphyxier l'économie iranienne.

L'Iran veut parler aux Etats-Unis

Estimant que les autorités de Téhéran «veulent parler» avec les Etats-Unis, Donald Trump a déclaré jeudi en France que c'était «très bien». «Nous parlerons, mais une chose est sûre: ils ne peuvent pas avoir l'arme nucléaire», avait-il ajouté.

Jusqu'à présent, Téhéran a conditionné tout éventuel dialogue avec les Etats-Unis à la levée des sanctions et au retour des Etats-Unis dans le cadre de l'accord de Vienne.

ats

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