Passer au contenu principal

Syrie: une voiture piégée tue onze civils

Un camion frigorifique a explosé dimanche à deux pas d'un hôpital dans une zone du nord-ouest syrien contrôlée par des rebelles.

La défense aérienne syrienne a fait face à des missiles israéliens dans le Sud et le Centre de la Syrie. (Jeudi 5 mars 2020)
La défense aérienne syrienne a fait face à des missiles israéliens dans le Sud et le Centre de la Syrie. (Jeudi 5 mars 2020)
AFP
Les frappes russes ont notamment touché le village de Qaminas, au sud de la ville d'Idleb. (Lundi 24 février 2020)
Les frappes russes ont notamment touché le village de Qaminas, au sud de la ville d'Idleb. (Lundi 24 février 2020)
AFP
De Londres, la première ministre britannique Theresa May a affirmé qu'il n'y avait «pas d'alternative à l'usage de la force», assurant que «tous les recours diplomatiques» avaient été explorés, en vain.
De Londres, la première ministre britannique Theresa May a affirmé qu'il n'y avait «pas d'alternative à l'usage de la force», assurant que «tous les recours diplomatiques» avaient été explorés, en vain.
Keystone
1 / 150

Une voiture piégée a explosé dimanche près d'un hôpital dans le nord-ouest de la Syrie. Elle a tué onze civils dans une ville contrôlée par des rebelles syriens soutenus par la Turquie, selon une ONG. L'attentat, qui a eu lieu aux abords d'Al-Raï, près de la frontière turque, n'a pas été revendiqué, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Le véhicule, un camion frigorifique, a explosé à deux pas d'un hôpital, a confirmé à l'AFP Osama Abou al-Kheir, un membre des forces rebelles. Selon le chef adjoint du conseil municipal, Alaa al-Hammad, l'explosion aurait été déclenchée grâce à une télécommande.

Un pharmacien et deux de ses enfants figurent parmi les morts, a-t-il précisé, ajoutant que des maisons aux alentours avaient été détruites. En juin, un attentat similaire avait tué dix-neuf personnes, principalement des civils, près d'un marché à Azaz, ville également limitrophe de la Turquie.

En 2016, les forces turques, aidées par certains groupes rebelles syriens, ont lancé une opération militaire contre l'organisation djihadiste État islamique (EI) et des combattants kurdes dans le nord de la Syrie, prenant alors sous leur contrôle Al-Raï et la ville voisine d'Azaz. La Turquie maintient des troupes et des membres de ses services de renseignements dans cette zone.

Zone autonome kurde

Les Kurdes, une minorité ethnique longtemps marginalisée en Syrie, ont créé une zone autonome dans le Nord à la faveur du conflit syrien. La Turquie a vu d'un mauvais œil cette émancipation, craignant que cela ne ravive les velléités indépendantistes de cette minorité sur son propre territoire.

L'attaque à Al-Raï intervient un peu plus d'un mois après la conclusion d'un accord entre la Turquie et les États-Unis sur la mise en place d'une zone tampon entre la frontière turque et les zones syriennes contrôlées par la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG).

Turcs et Américains ont effectué leur première patrouille conjointe le 8 septembre dans cette zone. Appuyées par Washington dans la lutte contre l'EI, les YPG sont considérées par Ankara comme un «groupe terroriste». Déclenchée en 2011 avec la répression de manifestations prodémocratie, la guerre en Syrie a fait plus de 370'000 morts.

(ats)

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.