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Crise humanitaireSyrie: l'UE veut l'arrêt de «l'escalade de la violence»

L'intensification de l'offensive des forces de Damas pour reconquérir la région d'Idleb inquiète l'Union européenne. Pas de retrait turc.

Comme dans toute guerre, les premières victimes sont les enfants.
Comme dans toute guerre, les premières victimes sont les enfants.
AFP

L'Union européenne a appelé dimanche Damas et ses alliés à mettre un terme à «l'escalade de la violence» et aux «bombardements indiscriminés» de civils dans le nord-ouest de la Syrie. Elle a aussi exigé «un accès humanitaire rapide, sûr et sans entrave».

«L'escalade de la violence dans le nord-ouest de la Syrie par le régime syrien et ses alliés doit cesser», a déclaré un porte-parole du chef de la diplomatie européenne Josep Borrell dans un communiqué. Il a déploré «des frappes aériennes et des bombardements indiscriminés sur les civils et les routes qu'ils empruntent pour fuir» qui ont déjà fait d'«innombrables morts et blessés parmi les civils».

«Toutes les parties ont l'obligation de protéger les civils», a-t-il souligné. Selon l'ONU, plus de 235'000 Syriens ont été déplacés en deux semaines en raison de l'intensification de l'offensive des forces de Damas soutenues par l'aviation russe.

Le régime, qui après plus de huit ans de guerre, contrôle plus de 70% du territoire, s'est dit déterminé à reconquérir la région d'Idleb, dominée par les djihadistes du groupe Hayat Tahrir al-Cham (HTS).

Veto russe et chinois

L'UE demande «un accès humanitaire rapide, sûr et sans entrave» pour venir en aide aux trois millions de civils vivant dans la région d'Idleb. Elle souligne que la lutte contre «les groupes terroristes», «telle qu'elle est autorisée par les Nations unies, ne permet pas de porter atteinte au droit humanitaire international ni de prendre les civils pour cibles».

Moscou et Pékin ont eux mis leur veto le 20 décembre au Conseil de sécurité à un projet de résolution étendant d'un an l'aide humanitaire transfrontalière de l'ONU à quatre millions de Syriens, dont les habitants d'Idleb.

Pas de retrait turc

La Turquie a de son côté annoncé dimanche qu'elle ne se retirerait pas de ses postes d'observation dans la région d'Idleb. Son armée est déployée dans douze postes en vertu d'un accord conclu en septembre 2018 entre Moscou, allié du régime syrien, et Ankara, qui parraine les rebelles.

Cet accord était destiné à éviter une offensive du gouvernement de Damas contre la région. Les forces du régime ont depuis encerclé le 23 décembre l'un des postes turcs, après avoir repris du terrain dans la région, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

«Nous respectons l'accord conclu avec la Russie et nous nous attendons à ce que la Russie respecte cet accord», a déclaré le ministre turc de la Défense, Hulusi Akar, cité dimanche sur le compte Twitter du ministère.

Inquiète d'un nouvel afflux de réfugiés syriens, la Turquie fait pression pour un nouvel accord de cessez-le-feu et a envoyé lundi dernier une délégation à Moscou.

ats

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