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Sting: «Se souvenir de ceux qui ont perdu la vie»

La star britannique a donné un concert marquant la réouverture du Bataclan, un an après les attentats de Paris.

Un hommage national est rendu mardi à Paris et à Saint-Denis pour les victimes des attentats du 13 novembre 2015. (13 novembre 2018)
Un hommage national est rendu mardi à Paris et à Saint-Denis pour les victimes des attentats du 13 novembre 2015. (13 novembre 2018)
AFP
Un site internet appelle aux attentats en Europe. Paris, quant à elle, se souvient encore de ses blessures du 18 novembre 2015. (Mercredi 29 décembre 2016)
Un site internet appelle aux attentats en Europe. Paris, quant à elle, se souvient encore de ses blessures du 18 novembre 2015. (Mercredi 29 décembre 2016)
AFP
Les recettes du concert de Sting seront reversées à deux associations de victimes, un an après les attentats à Paris (Samedi 12 novembre 2016).
Les recettes du concert de Sting seront reversées à deux associations de victimes, un an après les attentats à Paris (Samedi 12 novembre 2016).
AFP
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Un an après les attentats du 13 novembre 2015, la musique a de nouveau résonné dans la salle de spectacle parisienne du Bataclan visée par les djihadistes avec un concert de Sting en hommage aux victimes, à la veille de commémorations officielles.

Des sourires et des larmes sur les visages pendant près d'1h30. Et après les dernières notes de «The Empty Chair», dernier titre joué par Sting, nombre des 1500 spectateurs sont tombés dans les bras les uns des autres et ont longuement applaudi, célébrant autant la prestation toute en élégance de la star britannique que la renaissance du Bataclan.

Une soirée à laquelle n'a pas assisté Jesse Hugues le chanteur des Eagles of Death Metal, le groupe américain qui était sur scène le 13 novembre 2015. Le leader des EODM a été refoulé par la direction à l'entrée, avec un autre membre du groupe dont le nom n'a pas été précisé, en raison de ses déclarations polémiques en mars.

«Il y a des choses qu'on ne pardonne pas», a tranché le codirecteur du Bataclan, Jules Frutos, en référence notamment à des soupçons exprimés par Jesse Hughes à l'encontre des vigiles du Bataclan.

Dans un communiqué au magazine américain Billboard, le manager des Eagles of Death Metal, Marc Pollack, a fermement nié que les deux membres du groupe aient été refoulés samedi: «Jesse n'a même pas essayé d'entrer dans la salle pour le concert de Sting», a-t-il affirmé. L'information est «fausse», «pas de commentaire», a-t-il déclaré à l'AFP dans un mail de deux lignes.

Minute de silence

C'est par une minute de silence, émouvante, que Sting a lancé son concert si particulier: «Ce soir nous avons deux tâches à concilier: d'abord se souvenir de ceux qui ont perdu la vie dans l'attaque, ensuite célébrer la vie, la musique dans ce lieu historique», a déclaré en français le chanteur britannique.

Parfois accompagné du trompettiste franco-libanais Ibrahim Maalouf, Sting a revisité ses tubes pour un public où se côtoyaient des fans du chanteur, des survivants et des proches des victimes de l'attaque du 13 novembre.

«Il a eu le ton juste, c'était un magnifique moment», a confié après le concert l'un des spectateurs, Stephane Pocidalo, 35 ans, au sujet de Sting, qui a évoqué la situation des migrants avant sa chanson «Inchallah» et rendu hommage à James Foley, le reporter américain exécuté en Syrie en 2014 par le groupe État islamique (EI).

Personnalités présentes

De nombreuses personnalités françaises étaient présentes: la maire de Paris, Anne Hidalgo, la ministre de la Culture, Audrey Azoulay, ainsi que les chanteuses Patricia Kaas, Jeanne Cherhal et Lou Doillon.

L'ancien leader du groupe Police était le premier artiste à revenir sur cette scène mythique parisienne, où 90 spectateurs ont été tués en plein concert.

Lors des attaques à la kalachnikov et aux ceintures d'explosifs ayant visé le Stade de France près de Paris, le Bataclan, des terrasses de bars et restaurants proches, 130 personnes avaient au total perdu la vie dans les pires attentats commis en France.

Le carnage, revendiqué par l'organisation EI, a traumatisé le pays. Etat d'urgence, mesures sécuritaires inédites, crispations à l'égard de la communauté musulmane: la France, ciblée depuis par d'autres attaques djihadistes , s'est durcie.

La menace perdure

Et le gouvernement rappelle que la menace perdure. «Oui, le terrorisme nous frappera encore. Mais, oui, nous avons en nous toutes les ressources pour résister et toute la force pour vaincre. Nous, Européens, vaincrons le terrorisme islamiste», a écrit le Premier ministre Manuel Valls dans une tribune publiée samedi par plusieurs journaux européens.

Le Bataclan, emblématique d'une jeunesse festive, a été longtemps après l'attentat un lieu de recueillement pour des foules d'anonymes. Et de nombreux dirigeants, dont l'Américain Barack Obama, sont venus y rendre hommage aux victimes.

Samedi, une autre soirée spéciale en mémoire des attentats devait se dérouler à l'Institut du monde arabe à Paris pour une «nuit de la poésie» en présence de poètes, musiciens et comédiens.

Une plaque pour les victimes

Dimanche, le président François Hollande et la maire de Paris se rendront sur les six lieux touchés par les attentats: Stade de France, restaurant Carillon/Petit Cambodge, bars-restaurants Bonne bière, Comptoir Voltaire, Belle équipe, et Bataclan.

Ils y dévoileront à chaque fois une plaque en hommage «aux vies fauchées en ces lieux», avec les prénoms et noms des victimes dont les familles ont donné leur accord. Ils ne devraient pas prononcer de discours.

Au Stade de France, les djihadistes avaient tué une première victime en déclenchant une ceinture explosive. Dans les cafés et restaurants ou sur leurs terrasses, 39 personnes avaient été tuées par des tirs. Les attentats ont aussi fait quelque 400 blessés. Le parcours des autorités s'achèvera devant le Bataclan, où des survivants de l'attaque, dont des membres d'Eagles of Death Metal, devraient assister à la cérémonie.

Samedi, François Hollande a rencontré des victimes, des associations et des magistrats du parquet antiterroriste.

(AFP)

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