Un «sniper» américain de l'EI inculpé à New York

Justice Ruslan Maratovich Asainov, citoyen américain devenu tireur d'élite dans les rangs de l'organisation terroriste, s'apprête à comparaître devant un tribunal US.

(Image d'illustration) L'homme est accusé d'avoir «fourni un soutien matériel» à une «organisation terroriste étrangère».

(Image d'illustration) L'homme est accusé d'avoir «fourni un soutien matériel» à une «organisation terroriste étrangère». Image: Keystone

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Un Américain a été inculpé vendredi à New York pour avoir rejoint le groupe Etat islamique (EI) où il était devenu tireur d'élite et «émir» de l'organisation djihadiste, , a annoncé le ministère américain de la Justice.

Ruslan Maratovich Asainov, né au Kazakhstan et naturalisé américain, est notamment accusé d'avoir «fourni un soutien matériel» à une «organisation terroriste étrangère». Il est aussi poursuivi pour avoir demandé en mars 2015 à une personne qui était en réalité un informateur de la police américaine, de lui envoyer de l'argent pour l'achat d'une lunette de visée, et avoir tenté de le recruter pour le compte du groupe islamiste.

Capturé par les Forces démocratiques syriennes (FDS) qui l'ont remis «récemment» à la police fédérale américaine, il doit comparaître devant un tribunal dans l'après-midi, a précisé le ministère dans un communiqué.

L'un des «émirs» du groupe terroriste

Agé de 43 ans, a habité le quartier new-yorkais de Brooklyn entre 1998 et 2013, avant de partir pour la Syrie où il a rejoint l'EI, selon l'acte d'accusation.

Devenu tireur d'élite, il a gravi les échelons de l'organisation pour devenir l'un de ses «émirs», chargé de la formation des combattants au maniement des armes de précision. Il a également participé à la construction de camps d'entraînement, a indiqué la justice. L'accusé «a tourné le dos au pays qui l'avait accueilli et a rejoint l'EI, servant ses objectifs violents en Syrie et tentant de recruter d'autres personnes», a affirmé dans le communiqué le procureur fédéral de Brooklyn, Richard Donoghue.

«Nous espérons que d'autres pays dans le monde, y compris nos alliés et partenaires européens, rapatrieront et poursuivront aussi leurs propres citoyens pour avoir rejoint et soutenu l'EI», a pour sa part indiqué le vice-ministre américain chargé de la Sécurité nationale, John Demers.

Plusieurs pays, dont la France, refusent de rapatrier leurs ressortissants pour les juger. «les combattants doivent être jugés là où ils ont commis leurs crimes», a déclaré fin mai le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian. (afp/nxp)

Créé: 19.07.2019, 19h25

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