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Conflit israélo-palestinienUn cessez-le-feu entre en vigueur à Gaza

Après 32 victimes côté palestinien en 48 heures, un accord a été trouvé pour un cessez-le-feu à Gaza, tôt jeudi.

Tsahal a annoncé mercredi avoir mené des raids sur le Hamas en réponse à deux tirs de roquettes de Gaza. (27 novembre 2019)
Tsahal a annoncé mercredi avoir mené des raids sur le Hamas en réponse à deux tirs de roquettes de Gaza. (27 novembre 2019)
AFP
Au centre, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qui a été mis en examen pour «corruption». (Jeudi 21 novembre 2019)
Au centre, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qui a été mis en examen pour «corruption». (Jeudi 21 novembre 2019)
Keystone
La Ligue arabe s'est réunie au Caire. Des appels à faire de même avec la Palestine et Jérusalem-Est ainsi que des sanctions contre Washington ont été lancés. (Samedi 9 décembre 2017)
La Ligue arabe s'est réunie au Caire. Des appels à faire de même avec la Palestine et Jérusalem-Est ainsi que des sanctions contre Washington ont été lancés. (Samedi 9 décembre 2017)
AFP
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Un accord de cessez-le-feu entré en vigueur jeudi matin tenait toujours en fin de journée dans la bande de Gaza. Deux jours de combats entre les forces israéliennes et le Jihad islamique ont fait plus d'une trentaine de morts dans l'enclave palestinienne.

Pour tenter de freiner cette nouvelle spirale de violence, Nickolay Mladenov, l'émissaire de l'ONU pour le Moyen-Orient, avait piloté avec les Egyptiens une médiation en vue d'une «désescalade urgente». L'accord de cessez-le-feu est entré en vigueur à 05h30 (04h30 suisses) dans la bande de Gaza.

Il stipule que les factions palestiniennes doivent s'assurer de «maintenir la paix» lors de manifestations contre le blocus israélien de Gaza et pour le retour des réfugiés palestiniens sur leurs terres, a indiqué un responsable égyptien proche de la médiation.

De son côté Israël doit aussi arrêter ses frappes et «s'assurer d'un cessez-le-feu» lors de ces manifestations de la «marche du retour» qui ont fait plus de 300 morts et des milliers de blessés dans la bande de Gaza, selon cette source. Une source au sein du Djihad islamique a confirmé l'accord à l'AFP.

Une famille décimée

Plus tôt, six membres d'une même famille palestinienne ont été tués dans une frappe israélienne visant des éléments du Djihad Islamique dans la bande de Gaza, selon le ministère local de la Santé. Ces nouveaux décès portent à 32 le nombre de morts à Gaza dans des frappes israéliennes visant depuis mardi non pas le Hamas, mais un autre groupe islamiste armé local, le Djihad Islamique, selon le dernier bilan de ce ministère.

La séquence avait débuté mardi à l'aube avec une opération ciblée contre Baha Abou al-Ata, un haut commandant du Djihad Islamique tenu responsable par Israël d'une série d'attaques récentes contre l'État hébreu. Dans la foulée de cette frappe contre Abou Ata, le Djihad Islamique a lancé plus de 360 roquettes sur Israël selon l'armée, qui a de son côté multiplié les frappes aériennes contre les positions de ce groupe islamiste armé à Gaza, enclave où vivent aujourd'hui environ deux millions de Palestiniens.

Dans les régions israéliennes à proximité de Gaza, les sirènes d'alerte retentissent depuis mardi. Dans un rayon de 40 km de Gaza, les services publics ont été fermés encore mercredi. Une roquette a endommagé une maison, une autre une usine, et une autre encore est tombée sur une autoroute, passant à quelques mètres de foudroyer des voitures en circulation.

«Cessez vos attaques, ou vous prendrez encore plus de coups», a prévenu mercredi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. «Nous sommes déterminés à combattre et à défendre notre pays, et s'ils pensent que ces salves de roquettes vont nous affaiblir ou nous faire perdre notre détermination, ils se trompent», a-t-il ajouté à l'endroit du Djihad islamique.

Cette séquence est la plus meurtrière depuis des heurts entre soldats israéliens et Palestiniens ayant fait environ une soixantaine de morts le 14 mai 2018 à Gaza, jour de l'inauguration à Jérusalem de l'ambassade américaine. Cette décision avait entériné la reconnaissance par les États-Unis de cette ville contestée comme capitale d'Israël.

Contrairement au Djihad islamique, le Hamas avait approuvé il y a plusieurs mois une trêve avec Israël négociée par l'entremise de l'ONU, de l'Egypte, pays frontalier de Gaza, et du Qatar, émirat du Golfe, prévoyant notamment l'entrée mensuelle de millions de dollars en aide pour l'enclave palestinienne, où le taux de chômage avoisine les 50%.

AFP

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