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Israël-GazaLes sirènes d'alarme ont été activées à Tel-Aviv

L'armée israélienne s'attendait mardi matin à plusieurs jours de combat, après le décès d'un commandant palestinien dans la bande de Gaza.

Tsahal a annoncé mercredi avoir mené des raids sur le Hamas en réponse à deux tirs de roquettes de Gaza. (27 novembre 2019)
Tsahal a annoncé mercredi avoir mené des raids sur le Hamas en réponse à deux tirs de roquettes de Gaza. (27 novembre 2019)
AFP
Au centre, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qui a été mis en examen pour «corruption». (Jeudi 21 novembre 2019)
Au centre, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qui a été mis en examen pour «corruption». (Jeudi 21 novembre 2019)
Keystone
La Ligue arabe s'est réunie au Caire. Des appels à faire de même avec la Palestine et Jérusalem-Est ainsi que des sanctions contre Washington ont été lancés. (Samedi 9 décembre 2017)
La Ligue arabe s'est réunie au Caire. Des appels à faire de même avec la Palestine et Jérusalem-Est ainsi que des sanctions contre Washington ont été lancés. (Samedi 9 décembre 2017)
AFP
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L'armée israélienne a tué mardi matin à Gaza un haut commandant du Jihad islamique à Gaza, un groupe armé palestinien. Celui-ci a répliqué avec des salves de roquettes sur Israël, où plusieurs villes étaient en état d'alerte, laissant craindre une escalade.

Les sirènes d'alarme ont été activées dans de nombreuses villes israéliennes à proximité de la bande de Gaza jusque dans la métropole économique Tel-Aviv, où les écoles et les universités ont été fermées en raison des tirs. En fin de matinée, un Palestinien a été tué dans une nouvelle frappe israélienne sur la bande de Gaza, selon un ministère dans l'enclave.

Des frappes en Syrie

A Damas, en Syrie, des frappes ont ciblé quasi simultanément la maison d'un responsable politique du Jihad islamique, tuant deux personnes dont son fils, a indiqué l'agence officielle syrienne Sana, en imputant la responsabilité à Israël.

Dans la bande de Gaza, le Jihad islamique a confirmé la mort du commandant Baha Abou A. et de sa femme, après une frappe de l'armée israélienne sur l'étage de l'immeuble où résidait ce haut dirigeant du groupe islamiste. Des résidents ont rapporté qu'une explosion avait frappé le domicile d'Abou A. dans le district de Chajaïya à l'est de la ville de Gaza. Et les mosquées locales ont annoncé sa mort.

Agé de 41 ans et père de cinq enfants, Baha Abou A. avait rejoint les rangs du Jihad islamique dans les années 90, selon sa biographie diffusée par le groupe armé. Il commandait jusqu'à mardi matin la branche Nord du Jihad islamique.

«Alerte maximale»

Le Jihad islamique a annoncé être en «alerte maximale» après l'opération israélienne, promettant un barrage de roquettes sur le sud d'Israël dans des villes entourant Gaza et à Tel-Aviv. Peu après, Israël a fait état d'un «nombre important de tirs vers Israël» depuis la bande de Gaza, sous contrôle depuis plus de dix ans d'un autre mouvement islamiste, le Hamas, et sous blocus israélien.

«Notre message au Hamas et au Jihad islamique palestinien est que nous ne cherchons pas une escalade (...) mais que nous sommes prêts à des scénarios défensifs et offensifs», a déclaré lors d'une conférence téléphonique le porte-parole de l'armée israélienne, Jonathan Conricus. «Nous nous préparons à plusieurs jours d'affrontements», a-t-il ajouté. Le Jihad islamique a aussi été visé mardi dans la capitale syrienne.

Pas de commentaire

Selon l'agence syrienne Sana, des projectiles ont touché la maison d'Akram A., tuant «son fils Mouaz et une autre personne». Le Jihad islamique a confirmé la mort d'un fils de ce cadre de l'organisation. Interrogé sur ces frappes à Damas, l'armée israélienne a répondu: «sans commentaire».

Abou A. «était responsable de plusieurs attaques terroristes, de tirs de roquettes sur l'Etat d'Israël au cours des derniers mois et avait l'intention de perpétrer des attaques imminentes», a déclaré mardi matin le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Benjamin Netanyahu a affirmé que l'opération de l'armée, menée avec les services de renseignement intérieur du Shin Bet, avait été approuvée par son «cabinet de sécurité».

ats

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