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DanemarkSAS: les pilotes mettent fin à la grève

Après une semaine de grève, les pilotes de la compagnie SAS ont trouvé un accord avec la direction.

Image d'illustration.
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AFP

Les pilotes de la compagnie scandinave SAS ont annoncé jeudi soir mettre fin à une grève d'une semaine ayant affecté quelque 4000 vols et 380'000 passagers, après un accord avec le transporteur aérien sur leurs conditions de travail.

«Les pilotes de SAS ont trouvé un accord avec la direction pour la signature d'une nouvelle convention collective», a déclaré l'Association suédoise des pilotes de ligne dans un communiqué, ajoutant que l'arrêt de travail était par conséquent «suspendu» avec effet immédiat. «Je suis soulagé d'informer nos clients et nos employés que nous pouvons mettre ce conflit derrière nous», a réagi le PDG de SAS, Rickard Gustafson, au cours d'une conférence de presse au siège de la compagnie à Stockholm.

Les vols devraient reprendre «dès que possible», a-t-il assuré, précisant qu'il faudrait environ une journée à partir de vendredi matin avant un retour à la normale. «Un grand nombre d'avions et d'équipages ne sont pas actuellement positionnés au bon endroit», a-t-il ajouté. La majeure partie des vols intérieurs mais aussi des liaisons européennes et long-courrier de SAS ont été perturbés par le mouvement social suivi depuis le 26 avril par plus de 1400 pilotes en Suède, au Danemark et en Norvège.

Grève coûteuse

L'Association suédoise des pilotes de ligne, soutenue par les syndicats de pilotes de SAS en Norvège et au Danemark, avait demandé à ses membres de débrayer après des mois de négociations infructueuses sur la «détérioration des conditions de travail, les horaires imprévisibles et l'insécurité de l'emploi» des pilotes.

Elle a déclaré jeudi soir avoir obtenu 3,5% de hausse de salaires en 2019, puis 3% en 2020 et 4% en 2021, des garanties sur leur statut ainsi qu'une meilleure visibilité sur l'organisation de leur temps de travail.

La Confédération suédoise des entreprises de transport jugeait inacceptable une revalorisation salariale de 13%, au vu d'une «moyenne déjà élevée de 93'000 couronnes (10'000 francs) par mois». Un chiffre contesté par les syndicats. SAS refusait par ailleurs de recevoir les syndicats scandinaves ensemble à la table des négociations.

La grève risque de peser lourdement dans les comptes de la compagnie, qui a lancé plusieurs programmes d'économie ces dernières années pour redresser sa rentabilité après avoir évité la faillite en 2012 en obtenant d'importants sacrifices de ses employés.

Selon leur syndicat norvégien, les pilotes n'ont pas vu leur salaire progresser depuis. L'analyste de Sydbank Jacob Pedersen a estimé la facture de la grève à 70 millions de couronnes suédoises (7,5 millions de francs) par jour, soit 500 millions, l'équivalent de sa perte nette au premier trimestre. En plus du coût financier, la grève aura «nui à la confiance» des voyageurs dans la compagnie scandinave, a regretté le directeur général.

SAS transporte 30 millions de passagers par an et emploie 10'000 personnes. Elle est détenue pour près d'un tiers du capital, à parts quasi égales, par les Etats suédois et danois, les 70% restants étant contrôlés par des investisseurs institutionnels et privés. Coté à la Bourse de Stockholm, le titre a perdu près d'un quart de sa valeur depuis début février, tombant à son plus bas niveau depuis huit mois. SAS a clôturé en hausse de 9% jeudi soir, à 18,9 couronnes, après la publication d'informations non confirmées officiellement faisant état de la fin imminente de la grève.

AFP

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