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Affaire Skripal«Les analyses suisses ont été omises» selon la Russie

Moscou s'appuie sur les résultats d'analyse d'un laboratoire suisse pour clamer son innocence dans l'empoisonnement de l'ex-espion.

Selon une enquête indépendante, un haut gradé des services de renseignement militaires russes aurait empoisonné l'ancien espion russe Sergueï Skripal depuis Londres. (Samedi 29 juin 2019)
Selon une enquête indépendante, un haut gradé des services de renseignement militaires russes aurait empoisonné l'ancien espion russe Sergueï Skripal depuis Londres. (Samedi 29 juin 2019)
AFP
L'ancienne maison de Sergueï Skripal, à Salisbury, en cours de décontamination. La Grande-Bretagne a refusé l'accès diplomatique à l'ancien espion à la Russie. (Mardi 5 mars 2019)
L'ancienne maison de Sergueï Skripal, à Salisbury, en cours de décontamination. La Grande-Bretagne a refusé l'accès diplomatique à l'ancien espion à la Russie. (Mardi 5 mars 2019)
AFP
Serguei Skripal a été retrouvé inconscient, en compagnie de sa fille Youlia, dimanche sur un banc dans un centre commercial de Salisbury, à 140 km au sud-ouest de Londres. (4 mars 2018)
Serguei Skripal a été retrouvé inconscient, en compagnie de sa fille Youlia, dimanche sur un banc dans un centre commercial de Salisbury, à 140 km au sud-ouest de Londres. (4 mars 2018)
AFP
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L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) a trafiqué les résultats de son enquête sur l'empoisonnement de l'ex-espion russe Sergueï Skripal pour accuser la Russie, a affirmé samedi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

Selon Sergueï Lavrov, le laboratoire suisse Spiez, spécialisé dans les menaces chimiques, a envoyé à l'OIAC les résultats de son analyse à partir d'échantillons prélevés à Salisbury (sud de l'Angleterre), où Sergueï Skripal et sa fille ont été empoisonnés.

«La substance BZ a été découverte dans tous les échantillons. Le BZ est un agent neurotoxique (...), cette substance était en service en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis et dans d'autres pays de l'Otan. Elle n'a jamais été utilisée en URSS et en Russie», a-t-il déclaré, précisant que la Russie a reçu ces informations de manière confidentielle.

Les conclusions suisses omises?

«Le BZ n'est pas mentionné dans le rapport de l'OIAC. Nous nous demandons pourquoi cette information, qui reflète les conclusions des spécialistes du laboratoire Spiez, a été omise dans ce document», a poursuivi le chef de la diplomatie russe.

«Et si l'OIAC réfute sa collaboration avec le laboratoire Spiez, il sera intéressant d'écouter leurs explications», a encore déclaré M. Lavrov.

Sergueï Lavrov précise toutefois que «les échantillons ont également révélé la présence dans sa forme originale et en concentration importante de l'agent neurotoxique A234», un agent innervant de la famille Novitchok, avec lequel Londres accuse Moscou d'avoir voulu empoisonner l'ex-espion.

Mais pour le ministre russe, cette conclusion est «extrêmement suspecte» car une forte dose de A-234 aurait tué les Skripal et que cet agent, très volatile, ne pouvait être découvert sur place alors que plus de deux semaines s'étaient écoulées entre l'attaque et la collecte des échantillons.

L'OIAC a annoncé jeudi que les analyses en laboratoire «confirment les découvertes du Royaume-Uni quant à l'identité de l'agent chimique toxique utilisé à Salisbury» pour empoisonner Sergueï Skripal et sa fille le 4 mars, sans toutefois établir de responsabilités dans cette affaire où Londres accuse Moscou, qui clame son innocence.

L'empoisonnement de l'ex-agent double russe et de sa fille a provoqué une grave crise diplomatique entre Moscou d'un côté et Londres et ses alliés occidentaux de l'autre, et s'est traduit par la plus grande vague d'expulsions croisées de diplomates de l'histoire.

Frappes illégales

Sergueï Lavrov, qui s'exprimait dans le cadre d'une conférence sur la politique et la sécurité, a très peu évoqué les frappes occidentales sur la Syrie, dénonçant leur caractère «illégal et inacceptable» et accusant Washington et ses alliés de les avoir lancées en se basant sur des preuves «douteuses».

Il n'a pas non plus évoqué de possibles mesures de représailles de la Russie après ces frappes.

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