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RoumanieLa rue dénonce un décret tolérant l'abus de pouvoir

Le gouvernement envisage de dépénaliser partiellement l'abus de pouvoir et de gracier 2500 détenus, dont des élus.

A Bucarest, les manifestants ont dénoncé les mesures envisagées et ont scandé: «Roumanie, réveille-toi!»
A Bucarest, les manifestants ont dénoncé les mesures envisagées et ont scandé: «Roumanie, réveille-toi!»
AFP

Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté dimanche dans le froid à Bucarest et dans différentes villes de Roumanie pour dénoncer un projet gouvernemental dépénalisant certains délits tels que l'abus de pouvoir. L'exécutif affirme que le texte vise à désengorger les prisons.

Le projet, présenté ce mois-ci par le gouvernement social-démocrate, a été critiqué par le président Klaus Iohannis, par le procureur général de la Roumanie, par la cour suprême, par le chef du parquet anticorruption, par des associations de défense des droits et des diplomates.

Environ 50'000 personnes se sont rassemblées à Bucarest, selon la police, ce qui constitue l'une des plus importantes manifestations récentes dans la capitale. Aux cris de «Voleurs, voleurs», les protestataires se sont rendus devant le siège du ministère de la justice, les locaux du médiateur et le siège du gouvernement.

Chef du parti au pouvoir poursuivi

Selon le projet de loi, le gouvernement souhaite dépénaliser les abus de pouvoir, dont les conséquences financières sont inférieures à 200'000 lei (47'500 francs). Les abus de pouvoir représentent un tiers des enquêtes pour corruption actuellement ouvertes en Roumanie.

Le leader du parti social-démocrate Liviu Dragnea fait actuellement l'objet de poursuites dans une affaire de ce type après avoir été condamné à deux années de prison avec sursis pour fraudes lors d'un référendum organisé en 2012.

Le gouvernement souhaite également instaurer un pardon pour les condamnations à moins de cinq années pour certains délits, réduire de moitié la peine des prisonniers âgés de plus de 60 ans ainsi que celles de détenus malades en phase terminale quel qu'ait été le crime commis.

(AFP)

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