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Le réveil arménien de Diyarbakir la Kurde

Diyarbakir, la grande ville de la minorité kurde de Turquie, vit son printemps de la mémoire. Reportage

La nuit tombe sur les pierres en basalte noir de la vieille ville de Diyarbakir, dans le sud-est de la Turquie. Le gardien de l’église Surp Giragos referme religieusement la porte en fer de la bâtisse. Le jour tant attendu approche, celui du centenaire du génocide arménien, vendredi. Et la fébrilité de ce petit homme, sec comme un buisson poussé au milieu des pierres, augmente. «Je ressens une impatience, une excitation, mais de la peur, non, déclare-t-il. La peur c’était avant, ça suffit.» Désormais, il ose se faire appeler Armen, le prénom chrétien qu’il s’est choisi. Celui d’Abdurrahim appartient à sa vie d’avant, quand il était aux yeux de tous un Kurde musulman.

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