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Péninsule coréenneReport des manoeuvres: Pyongyang pas satisfait

Le report des manoeuvres militaires entre Séoul et Washington est insuffisant pour la Corée du Nord, qui en demande l'arrêt total.

Une réunion en présence du leader nord-coréen Kim Jong Un a détaillé «de nouvelles mesures visant à renforcer la dissuasion nucléaire militaire du pays». (Dimanche 24 mai 2020)
Une réunion en présence du leader nord-coréen Kim Jong Un a détaillé «de nouvelles mesures visant à renforcer la dissuasion nucléaire militaire du pays». (Dimanche 24 mai 2020)
AFP
Séoul a minimisé mardi des informations alarmantes sur l'état de santé du leader nord-coréen Kim Jong Un. (21 avril 2020)
Séoul a minimisé mardi des informations alarmantes sur l'état de santé du leader nord-coréen Kim Jong Un. (21 avril 2020)
AFP
Keystone
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Les États-Unis doivent renoncer à leurs manoeuvres conjointes avec Séoul «une bonne fois pour toutes» s'ils veulent une reprise du dialogue avec Pyongyang, a indiqué mardi la Corée du Nord après l'annonce du report de ces exercices militaires.

Washington et Séoul ont présenté dimanche le report de ces manoeuvres aériennes comme un geste de «bonne volonté» après des mois d'impasse dans les négociations internationales sur les programmes nucléaire et balistique du Nord.

Les Nord-Coréens présentent de longue date les exercices militaires américano-sud-coréens comme la répétition de l'invasion de leur territoire. Séoul et Washington avaient annulé l'an passé plusieurs de ces manoeuvres dans la foulée du sommet historique à Singapour entre le président américain Donald Trump et le leader nord-coréen Kim Jong Un.

«Les États-Unis qui rusent»

Et Kim Yong Chol, un très haut responsable nord-coréen qui était auparavant l'homologue nord-coréen du secrétaire d'État américain Mike Pompeo dans les discussions sur le nucléaire, a estimé que le report annoncé dimanche était hors sujet.

«Nous demandons que les États-Unis ne participent pas aux manoeuvres ou qu'ils y renoncent une bonne fois pour toutes», a déclaré Kim Jong Un dans un communiqué diffusé par l'agence officielle KCNA. «La suspension des exercices ne signifie pas la paix et la sécurité sur la péninsule coréenne et n'aide pas les efforts diplomatiques.»

Le Nord n'a «pas l'intention» de s'asseoir à la table des négociations avec «les États-Unis qui rusent» et n'y retourneront pas avant «l'abandon complet et irrévocable de sa politique hostile».

Les pourparlers au point mort

Après la spectaculaire détente de 2018 sur la péninsule, les pourparlers entre les États-Unis et la Corée du Nord sont au point mort depuis le fiasco du deuxième sommet à Hanoï en février entre Donald Trump et Kim Jong Un.

Les deux pays n'étaient pas parvenus à s'entendre sur le démantèlement du programme nucléaire nord-coréen en échange d'une levée des sanctions économiques internationales. D'autres discussions bilatérales, menées début octobre en Suède à un niveau inférieur, se sont également terminées sur une impasse. Pyongyang a donné à Washington jusqu'à fin 2019 pour présenter une nouvelle offre.

(AFP)

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