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Fusillade en Floride«Je serais rentré dans l'école, même sans arme»

Donald Trump a affirmé lundi qu'il serait intervenu pour mettre fin à la fusillade survenue dans un école de Floride ce mois-ci.

Le policier accusé de passivité lors de la fusillade du lycée de Parkland, en Floride, a été arrêté mardi pour négligence. (4 juin 2019)
Le policier accusé de passivité lors de la fusillade du lycée de Parkland, en Floride, a été arrêté mardi pour négligence. (4 juin 2019)
AFP
Sydney Aiello, survivante de Parkland rongée par la culpabilité du survivant, selon sa famille, s'est suicidée à 19 ans la semaine dernière. (22 mars 2019)
Sydney Aiello, survivante de Parkland rongée par la culpabilité du survivant, selon sa famille, s'est suicidée à 19 ans la semaine dernière. (22 mars 2019)
AFP
Le tireur a été arrêté et identifié comme Nikolaus Cruz, né en septembre 1998, dont les publications sur les réseaux sociaux étaient «très alarmantes». Il était armé d'un fusil d'assaut semi-automatique AR-15. (Mercredi 14 février 2018)
Le tireur a été arrêté et identifié comme Nikolaus Cruz, né en septembre 1998, dont les publications sur les réseaux sociaux étaient «très alarmantes». Il était armé d'un fusil d'assaut semi-automatique AR-15. (Mercredi 14 février 2018)
Keystone
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Donald Trump serait intervenu même à mains nues pendant la fusillade dans le lycée de Floride pour empêcher le carnage qui a fait 17 morts le 14 février. La tuerie a relancé le sempiternel débat sur le port d'armes aux Etats-Unis. Elle a aussi, fait nouveau, déclenché un mouvement de mobilisation des lycéens contre l'insécurité en milieu scolaire.

«Je pense vraiment que je serais rentré là-dedans même sans arme, et je pense que la plupart des gens ici aurait fait pareil», a affirmé le président américain, qui s'est entretenu de la sécurité dans les écoles avec les gouverneurs des 50 Etats fédérés à la Maison Blanche. «Ce qu'il a voulu dire, c'est qu'il aurait agi en leader et aurait cherché à faire acte de courage», a insisté sa porte-parole Sarah Sanders.

Le président Trump en a profité pour réitérer ses critiques contre les agents du shérif dans le lycée Marjory Stoneman Douglas de Parkland qui ne sont pas intervenus alors que Nikolas Cruz tuait 17 personnes le 14 février grâce à son fusil d'assaut AR-15. «Ce ne sont pas exactement des décorés de la Médaille d'honneur. La manière dont ils ont agi était franchement dégoûtante», a-t-il déclaré, avant de marteler: «La manière dont ils ont agi est une honte».

Ses propos visaient notamment l'un d'eux, déjà cité nommément par le président. Cet agent, qui a démissionné après sa suspension sans rémunération, a réagi pour la première fois lundi. «Les accusations qui font de mon client un lâche et qui assurent que sa prestation, vu les circonstances, ne respecte pas le niveau attendu des agents de police sont fausses», a assuré son avocat dans un communiqué.

«Ces gens-là sont géniaux»

Lors de sa réunion, le milliardaire a également insisté sur sa volonté de prévenir d'autres drames de ce genre. Pour cela, il entend interdire les «bump stocks», ce dispositif notamment utilisé par Stephen Paddock lors de la fusillade de Las Vegas (58 morts) qui transforme des fusils semi-automatiques en armes automatiques.

Le locataire de la Maison Blanche s'était déjà prononcé en faveur de cette mesure la semaine dernière, en plus de l'amélioration des contrôles d'antécédents et du relèvement de l'âge légal pour acheter des armes (souvent disponibles à la vente à un plus jeune âge que l'alcool). Ces annonces marquaient une divergence notable avec les propositions de la National Rifle Association (NRA), le puissant lobby des armes dont il est proche.

Le président a cependant réaffirmé très clairement ses liens avec la NRA en expliquant avoir déjeuné dimanche avec son dirigeant Wayne LaPierre. «Il n'y a pas plus grand fan du deuxième amendement (qui garantit aux Américains le droit de posséder des armes, ndlr) et de la NRA que moi. Ces gens-là sont géniaux», a-t-il affirmé. Et lundi, lors de cette réunion, il n'a pas évoqué l'idée du gouverneur de Floride Rick Scott, qui a suggéré vendredi de relever l'âge légal pour acheter des armes à feu, le faisant passer de 18 à 21 ans.

Armer les enseignants

La NRA «fait ce qu'elle croit être bien», mais «on peut aussi s'en prendre à eux de temps en temps, c'est OK», a déclaré le président américain face à ces gouverneurs. Pour lutter contre les tueries qui endeuillent le système scolaire américain, Donald Trump a aussi suggéré d'armer les enseignants.

«Tout le monde est d'accord (...) pour faire ce qu'on peut pour protéger les enfants américains», a pour sa part déclaré Mme Sanders, assurant que le président écoutait tous les points de vue sur le sujet.

Le gouverneur républicain de Floride a pour sa part annoncé lundi que son Etat allait consacrer 500 millions de dollars (468 millions de francs) au renforcement des mesures de sécurité, personnel inclus, aux abords des établissements scolaires. «Je n'attends pas le gouvernement fédéral», a-t-il dit.

AFP

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