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Le Québec vire à droite

La CAQ, un parti nationaliste non indépendantiste, a remporté les élections au Québec. Un coup dur pour Justin Trudeau.

François Legault est le nouveau premier ministre de la province canadienne.
François Legault est le nouveau premier ministre de la province canadienne.
AFP

La Coalition Avenir Québec, un parti nationaliste non indépendantiste, s'est très largement imposée lundi lors des élections organisées dans la province canadienne du Québec. Les libéraux emmenés par le premier ministre sortant, Philippe Couillard, ont quant à eux essuyé une lourde défaite.

Des résultats quasi définitifs accordent à la formation de centre-droit une majorité de 74 sièges sur les 125 que compte le parlement du Québec, contre seulement 32 aux libéraux majoritaires dans l'assemblée sortante.

La jeune formation de gauche Québec solidaire (QS) réalise une percée en s'octroyant dix sièges, un de plus que les souverainistes du parti québécois (PQ) qui perdent une vingtaine de députés. «Les Québécois et Québécoises ont clairement indiqué un désir de changement», a constaté Philippe Couillard devant des partisans sonnés, les derniers sondages ayant laissé entrevoir une issue beaucoup plus serrée.

L'Ontario aussi perdu

Il s'agit d'un nouveau coup dur pour les libéraux, la famille politique du premier ministre canadien Justin Trudeau, après la perte en juin de l'Ontario, province la plus riche et la plus peuplée, au profit d'une autre formation conservatrice.

Dans un communiqué, M. Trudeau a félicité le dirigeant de la Coalition Avenir Québec, François Legault, avec lequel il s'est dit impatient de travailler. M. Legault est un ancien ministre indépendantiste qui assure désormais ne plus vouloir se séparer d'Ottawa. Multimillionnaire, ce comptable de formation a fait fortune après avoir créé en 1986 la compagnie aérienne Air Transat.

Entre prospérité économique et quasi plein emploi, la campagne électorale n'a guère passionné les 8,4 millions d'habitants de la belle province. Pour la première fois en plus de 30 ans, la question de l'indépendance du Québec ne constituait pas un enjeu.

(ats)

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