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FranceQuatre interpellations après l'intrusion au ministère de Griveaux

Plusieurs personnes ont forcé l'entrée du ministère du porte-parole du gouvernement français, lors de l'acte 8 des «gilets jaunes», début janvier. Quatre suspects ont été arrêtés.

Le premier anniversaire des «gilets jaunes» était marqué samedi par le retour du chaos dans certains quartiers de Paris. Un manifestant touché par un projectile a perdu l'usage d'un oeil. (Samedi 16 novembre 2019)
Le premier anniversaire des «gilets jaunes» était marqué samedi par le retour du chaos dans certains quartiers de Paris. Un manifestant touché par un projectile a perdu l'usage d'un oeil. (Samedi 16 novembre 2019)
AFP
Les «gilets jaunes» poursuivaient leur mouvement pour leur premier anniversaire d'existence. (Samedi 16 novembre 2019)
Les «gilets jaunes» poursuivaient leur mouvement pour leur premier anniversaire d'existence. (Samedi 16 novembre 2019)
Keystone
(Samedi 17 novembre 2018)
(Samedi 17 novembre 2018)
AFP
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Le parquet de Paris a confirmé l'interpellation et le placement en garde à vue de quatre personnes, mardi matin. Agées de 21, 23, 35 et 46 ans, ces dernières sont originaires de région parisienne et du département du Nord, a précisé la source proche de l'enquête qui avait été confiée aux enquêteurs du 3e district de police judiciaire.

Les individus s'étaient introduits, le 5 janvier dernier, au ministère de Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement. Les faits ont eu lieu lors de l'acte 8 des «gilets jaunes». Cette intrusion violente avait contraint le secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre à être évacué de ses bureaux, situés rue de Grenelle à Paris. Celui-ci avait dénoncé une «attaque inadmissible contre la République».

«Une extrême violence»

L'intrusion avait déclenché de vives réactions au sein de la majorité. «Honte aux pyromanes de la République», avait tweeté le secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, Marc Fesneau, dont les bureaux sont dans le même lieu que ceux de M. Griveaux.

«Une fois encore, une extrême violence est venue attaquer la République - ses gardiens, ses représentants, ses symboles (...) Justice sera faite», avait également dénoncé le président de la République Emmanuel Macron.

De telles intrusions dans un ministère sont très rares. En 1999, des agriculteurs avaient saccagé le bureau de Dominique Voynet au ministère de l'aménagement du territoire et de l'environnement.

(ats)

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