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Quatre ans requis contre une figure du «Hirak»

Une peine de quatre ans de prison a été requise jeudi contre l'un des plus populaires leaders de la contestation algérienne, Karim Tabbou.

Le procureur d'un tribunal d'Alger a requis mercredi une peine de 4 ans de prison ferme contre l'opposant Karim Tabbou, figure de proue Hirak. (4 mars 2020)
Le procureur d'un tribunal d'Alger a requis mercredi une peine de 4 ans de prison ferme contre l'opposant Karim Tabbou, figure de proue Hirak. (4 mars 2020)
AFP
Le nouveau président  Abdelmadjid Tebboune a juré de «respecter et de glorifier la religion islamique et de veiller à la continuité de l'Etat» lors de sa prestation de serment. (Jeudi 19 décembre 2019)
Le nouveau président Abdelmadjid Tebboune a juré de «respecter et de glorifier la religion islamique et de veiller à la continuité de l'Etat» lors de sa prestation de serment. (Jeudi 19 décembre 2019)
AFP
Le «Hirak», mouvement antirégime né le 22 février, ne montre aucun signe d'essoufflement et reste farouchement opposé à ce scrutin que le pouvoir, aux mains de l'armée. (Mercredi, 11 décembre 2019)
Le «Hirak», mouvement antirégime né le 22 février, ne montre aucun signe d'essoufflement et reste farouchement opposé à ce scrutin que le pouvoir, aux mains de l'armée. (Mercredi, 11 décembre 2019)
AFP
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Le procureur d'un tribunal d'Alger a requis mercredi une peine de 4 ans de prison ferme contre l'opposant Karim Tabbou, figure de proue du mouvement de contestation qui secoue l'Algérie depuis plus d'un an.

Chef de l'Union démocratique et sociale (UDS), petit parti d'opposition non enregistré, Karim Tabbou, âgé de 46 ans, est accusé «d'incitation à la violence» et «d'atteinte au moral de l'armée», et est en détention provisoire depuis fin septembre. Il est devenu l'une des figures les plus populaires du «Hirak», le mouvement de protestation antirégime, et son portrait est régulièrement brandi lors des manifestations hebdomadaires.

Son procès s'est ouvert le matin au tribunal de Sidi M'hamed, à Alger et se poursuivait dans la nuit de mercredi à jeudi en raison du grand nombre d'avocats de la défense inscrits. Le procureur a requis une peine de 4 ans de prison ferme contre lui, selon un journaliste de l'AFP sur place. Le verdict devait être annoncé à l'issue des plaidoiries, selon certaines sources, mais il pourrait être mis en délibéré.

«Libérez Karim Tabbou et tous les détenus!»

Quelque 180 avocats se sont constitués pour défendre Karim Tabbou, selon le Comité national pour la libération des détenus (CNLD), une association de solidarité. Selon des témoins, la police est intervenue en fin de soirée pour disperser à coups de matraques un rassemblement de soutien organisé près du tribunal. Au moins une centaine de sympathisants avaient manifesté toute la journée à proximité de la cour aux cris de «Libérez Karim Tabbou et tous les détenus!», a constaté l'AFP. «Aujourd'hui, demain, Tabbou sera toujours présent!», ou encore «Où est la justice, où est le droit ?», scandaient les manifestants.

Parmi les figures de la contestation présentes au procès, figurent deux anciens détenus: Lakhdar Bouregaâ, 86 ans, vétéran très respecté de la Guerre d'indépendance, et Fodil Boumala, ex-journaliste de la télévision nationale et cofondateur d'un mouvement citoyen d'opposition, selon les médias locaux.

Des dizaines de personnes poursuivies

Avant de fonder l'UDS, Karim Tabbou avait été de 2007 à 2011 premier secrétaire du Front des forces socialistes (FFS), plus ancien parti d'opposition d'Algérie. Si le «Hirak» n'a pas de structure formelle, Karim Tabbou en est l'un des visages et l'une des voix.

Placé en détention une première fois le 12 septembre 2019 après avoir été inculpé «d'atteinte au moral de l'armée» par un tribunal, il avait été remis en liberté le 25 septembre. A nouveau arrêté dès le lendemain, il a été inculpé d'«incitation à la violence» et une nouvelle fois incarcéré.

Plusieurs dizaines de personnes restent poursuivies et en détention dans le cadre du «Hirak», selon les organisations de défense des droits humains, leur nombre précis étant difficile à établir en raison des remises en liberté et des interpellations qui se succèdent concomitamment.

(AFP)

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