L'armée bombarde des quartiers denses de Damas

SyrieLes combats «les plus violents» depuis le début de la révolte en Syrie secouaient plusieurs quartiers de Damas dimanche soir.

Des manifestations ont eu lieu dans plusieurs quartiers de la capitale. (Archives)

Des manifestations ont eu lieu dans plusieurs quartiers de la capitale. (Archives) Image: Keystone

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

"L’armée régulière lance des tirs de mortiers contre plusieurs quartiers" où sont retranchés des rebelles de l’Armée syrienne libre (ASL), a affirmé le directeur de l’l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) Rami Abdel Rahmane. "Ça n’a jamais été aussi intense".

"Les combats les plus violents se sont produits dans les quartiers de Tadamone, Kafar Soussé, Nahr Aïcha, Sidi Qadad. Les forces de sécurité tentent de reprendre le contrôle de ces quartiers mais n’y arrivent pas pour le moment", explique-t-il.

Des ambulances transportaient des membres des forces régulières, rapporte également l’OSDH.

La Commission générale de la révolution syrienne, un réseau de militants sur le terrain, rapporte de son côté que des tirs de mortiers ont visé également le quartier de Qadam, faisant des blessés graves en s’abattant sur certaines parties "densément peuplées" du quartier.

Les Comités locaux de coordination (LCC) qui animent la contestation sur le terrain ont indiqué que des colonnes de fumée noire s’élevaient au-dessus du quartier Tadamone, vidéo à l’appui et que de fortes explosions étaient entendues à Nahr Aïcha.

Cinquante-cinq morts dimanche

De son côté, l’agence officielle Sana a indiqué qu’"un groupe terroriste qui avait fait exploser des charges dans le quartier de Tadamone a essuyé de lourdes pertes dans ses rangs", sans donner plus de précisions.

Des manifestations ont eu lieu dans plusieurs quartiers de la capitale, la ville syrienne la plus sécurisée par le régime, "pour dénoncer les bombardements et le pilonnage" visant le quartier Tadamone, selon l’OSDH.

Dimanche, les violences ont fait au moins 55 morts --25 civils, 12 combattants rebelles et 18 soldats--, au lendemain de la mort de 115 personnes, selon l’OSDH, qui s’appuie sur un réseau de militants, dont des médecins et des avocats.

Compte tenu des restrictions imposées à la presse par les autorités syriennes et de la décision de l’ONU de ne plus comptabiliser les morts, il est impossible d’obtenir un bilan de source indépendante.

Selon l’OSDH, plus de 17'000 personnes ont péri depuis le début mi-mars 2011 d’une révolte populaire militarisée au fil des mois face à la répression brutale menée par le régime. (afp/nxp)

Créé: 15.07.2012, 22h09

Articles en relation

«Ici, des gens ont été égorgés»

Syrie Les habitants de Treimsa, le village bombardé jeudi par l'armée syrienne, racontent l'attaque qui les a plongés dans l'horreur. Plus...

Pas de massacre à Treimsa selon Damas

Syrie Le régime a démenti avoir perpétré un massacre à Treimsa, où les observateurs de l'ONU se sont de nouveau rendus dimanche. Pendant ce temps, les raids meurtriers s'intensifiaient contre les fiefs rebelles. Plus...

L'armée syrienne a exécuté ses déserteurs

Enquête Les violences ont fait samedi 115 morts en Syrie, où les observateurs de l'ONU ont affirmé que l'attaque à Treimsa visait les maisons de déserteurs et de militants. Ban Ki-moon a, lui, demandé à Pékin «d'user de son influence». Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

Caricatures

Coronavirus et enseignement à la maison
Plus...