L’Union sioniste gagne du terrain

IsraëlL’opposition de centre gauche dénonce les effets de la politique conduite par le gouvernement de Benyamin Netanyahou.

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Le parti de centre gauche d’Yitzhak Herzog et Tzipi Livni se présente comme la seule alternative possible à Benyamin Netanyahou. Dans un contexte de droitisation de la vie politique, il rallie de plus en plus d’Israéliens, déçus de la politique du premier ministre sortant.

«Ce sera nous… Ou lui.» Sur les affiches de campagne de l’Union sioniste placardées un peu partout dans les rues de Tel-Aviv, le message est clair: il faut barrer la route à Benyamin Netanyahou le 17 mars prochain. Coûte que coûte, Yitzhak Herzog et Tzipi Livni veulent empêcher le candidat du Likoud de briguer un quatrième mandat. Ancienne ministre de la Justice, longtemps en charge des négociations avec les Palestiniens, Tzipi Livni a donc rejoint le chef de file de l’opposition travailliste.

Une alliance particulièrement positive pour Tal, agent immobilier à Ramat Aviv, une banlieue cossue de Tel-Aviv. «Pour une fois, dans la vie politique israélienne, les dirigeants préfèrent s’allier plutôt que se diviser. La preuve, ils ont même affirmé qu’ils se partageraient le pouvoir deux ans chacun s’ils sont élus.» Une coalition également soutenue par Naama, étudiante à l’Université de Beersheva, dans le sud du pays. «Netanyahou n’a rien fait de ce qu’il avait promis, ni sur le plan sécuritaire, ni sur le plan économique. Son bilan est catastrophique. Ce n’est pas avec des discours alarmistes que l’on avance mais avec du pragmatisme», soutient la jeune femme de 25 ans.

Un réalisme dont l’Union sioniste a fait son principal argument de campagne, en se focalisant sur le dialogue israélo-palestinien. Le but, mener enfin à terme les négociations. Un objectif qui séduit de plus en plus une population usée par les guerres à répétition. «Bibi a toujours voulu faire passer ses idées par la force. Il refuse depuis des années de faire le moindre compromis. Cela entraîne une dégradation de la situation, des combats inutiles et douloureux. Il faut mettre fin à tout ça!» estime Lior, une comptable de 28 ans. Une opinion que réfute Daniel, un retraité de 65 ans. Selon lui, l’Union sioniste est prête à trop de concessions. «Ils sont carrément dangereux! Ils vont brader la paix à des fins électoralistes. Ils ne se rendent pas compte qu’ils jouent avec la sécurité du pays tout entier!» s’exclame-t-il.

Dans son populaire clip de campagne, Benyamin Netanyahou reprend l’argument à son compte, raillant «les illusions» de paix des deux candidats. «Le temps que l’on revienne, on n’aura plus de maison», lance le premier ministre en référence à la volonté du chef du parti travailliste de négocier avec les Palestiniens pour rendre une partie de la Cisjordanie. Le chef de file du Likoud continue de l’affirmer: il veut la paix mais pas à «n’importe quel prix». Plus que jamais, deux partis, deux projets, deux visions politiques s’affrontent, au coude à coude. Les intentions de vote des Israéliens témoignent à la fois du succès du nouveau parti et de la forte popularité de Benyamin Netanyahou. Selon un récent sondage, l’Union sioniste devancerait de peu le Likoud si l’élection avait lieu aujourd’hui, remportant 26 sièges au parlement contre 23. Il reste désormais un peu plus d’un mois à Tzipi Livni et Yithzak Herzog pour maintenir leur avance et faire la différence.

Créé: 15.02.2015, 20h21

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