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Utilisation «irréfutable» de gaz sarin en Syrie

Des tests ont prouvé que l'attaque chimique du 4 avril qui a fait 87 morts est due à du gaz sarin. Paris, de son côté, va prouver que le régime de Damas est derrière cette frappe.

Le 4 avril, un raid aérien avait frappé une petite ville contrôlée par des rebelles et des jihadistes, faisant au moins 87 morts, dont 31 enfants.
Le 4 avril, un raid aérien avait frappé une petite ville contrôlée par des rebelles et des jihadistes, faisant au moins 87 morts, dont 31 enfants.
Keystone

L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) a annoncé mercredi que des tests prouvaient de manière «irréfutable» que du gaz sarin ou une substance similaire avait été utilisé lors d'une attaque chimique présumée en Syrie début avril.

Les prélèvements réalisés sur dix victimes de l'attaque sur Khan Cheikhoun (nord-ouest), qui a fait 87 morts le 4 avril, analysés dans quatre laboratoires, «témoignent d'une exposition au gaz sarin ou à une substance similaire, (...) les résultats d'analyses déjà disponibles sont irréfutables», a déclaré Ahmet Uzumcu, directeur de l'OIAC, basée à La Haye.

Par ailleurs, la France apportera «dans quelques jours» «la preuve que le régime syrien a bien organisé la frappe chimique» sur la ville de Khan Cheikhoun, qui a fait 87 morts le 4 avril, a déclaré mercredi le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault.

«Nous avons des éléments qui nous permettront de démontrer que le régime a sciemment utilisé l'arme chimique», a assuré M. Ayrault. «Ma conviction, et c'est aussi la conviction de nos services, c'est que c'est le régime qui a la responsabilité» de cette attaque.

«C'est une question de jours, mais nous apporterons la preuve que le régime a bien organisé ces frappes avec des armes chimiques. J'exprime une conviction, dans quelques jours je pourrai vous apporter des preuves», a-t-il déclaré sur la châine de télévision parlementaire française LCP.

«Nous ne sommes pas les seuls. L'OIAC (l'organisation pour l'interdiction des armes chimiques) va poursuivre son enquête», a-t-il ajouté. L'OIAC a estimé la semaine dernière que la réalité de l'attaque chimique était une «allégation crédible».

Démenti du président

Le président syrien Bachar el-Assad a démenti que son armée était responsable de l'attaque présumée, qualifiée de «crime de guerre» par Washington, et a accusé les pays occidentaux d'avoir «monté toute cette histoire pour servir de prétexte» aux frappes américaines menées le 7 avril, en représailles à l'attaque de Khan Cheikhoun.

Le 4 avril, un raid aérien a frappé cette petite ville contrôlée par des rebelles et des djihadistes dans la province d'Idleb (nord-ouest), faisant au moins 87 morts, dont 31 enfants.

L'opposition a accusé le régime d'avoir utilisé des «obus» contenant du «gaz toxique». Selon des analyses turques effectuées sur des blessés après l'attaque, du sarin, un puissant agent neurotoxique, a été utilisé.

Le 7 avril, deux navires américains ont tiré 59 missiles de croisière Tomahawk vers la base aérienne d'Al-Chaayrate, près de Homs (centre). Selon le Pentagone, les services de renseignement ont établi que les avions ayant mené l'attaque chimique présumée étaient partis de cette base.

(AFP)

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