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Les dollars manquent, les réfugiés syriens trinquent

Au dernier jour du Forum mondial sur les réfugiés, reportage au Liban, où la vie des Syriens se dégrade fortement.

Les deux aînées de Moussa al-Moussa ne vont plus à l’école faute d’argent.
Les deux aînées de Moussa al-Moussa ne vont plus à l’école faute d’argent.
S. Woeldgen

Dans la vallée de la Bekaa, le thermomètre dépasse à peine les 5°C en cet après-midi de décembre. À l’entrée du camp, situé à proximité de Zahlé, deux adolescentes slaloment entre les flaques, sandales aux pieds. Les filles de Moussa al-Moussa, un Aleppin de 40 ans, ne vont plus à l’école. Cet ancien fonctionnaire se désole: «La plupart des enfants du camp n’ont accès à aucune éducation. Cette année, j’ai dû retirer mes deux aînées de l’école car ça me coûte 300 dollars par an. Je n’ai plus de quoi payer.»

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