Alep au jour le jour (I)

SyrieDes habitants de l’est de la cité martyre, déclarée «zone assiégée» par l’ONU, témoignent de leur quotidien.

Des soldats syriens dans une rue d'Alep dévastée.

Des soldats syriens dans une rue d'Alep dévastée. Image: Keystone

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Depuis l’échec, le 19 septembre, de la dernière trêve initiée par Moscou et Washington, Alep est la cible d’une vaste offensive de l’armée syrienne appuyée par des bombardements intensifs de l’aviation russe. Objectif: reprendre la partie de la ville contrôlée par les rebelles où vivent encore 250 000 personnes, quitte à massacrer les civils.

Des habitants de l’est de la cité martyre, déclarée « zone assiégée» par l’ONU, témoignent de leur quotidien.

«Vivre à Alep, c'est chaque jour attendre la mort»

Mohamad, 22 ans, sur France Info

«Vous ne faites qu'attendre. Vous entendez les avions arriver, et vous vous dites, c'est maintenant, c'est mon tour, je vais mourir, à chaque frappe. Nulle part vous n’êtes en sécurité, même pas dans les abris sous terre.

Ces derniers jours, ils ont utilisé des nouveaux missiles qui peuvent creuser très en profondeur. On est attaqué de toutes parts. Tout ça parce qu’on s’est battu pour notre liberté. Aidez-nous par pitié, manifestez, mettez la pression contre les frappes de Bachar el-Assad, contre les frappes russes pour empêcher cet holocauste.»

«Quel est notre tort ?»

Youssouf, 30 ans, architecte, sur France Inter

«Aux alentours de 17 heures, un avion russe a bombardé mon quartier. On a reçu deux missiles, des bombes à fragmentation, avec ces bombes il y a des éclats qui sont projetés partout dans l’air. Mais cette fois-ci il n’y a pas eu de victimes, heureusement, car l’immeuble était vide. La plupart des magasins sont fermés car il n’y a plus rien à vendre. C’est impossible de trouver du lait pour bébé, ça n’existe plus ici. En moins d’une semaine, à cause des bombardements, trois hôpitaux ont cessé de fonctionner. Des gens meurent tous les jours et personne ne s’en préoccupe. On voulait juste vivre dans une société plus ouverte et plus démocratique.»

La Syrie compte aujourd’hui 18 zones assiégées selon les Nations Unies, où vivent quelque 850 000 personnes. Les trois critères d’une zone assiégée sont un encerclement militaire, un manque d’accès pour l’aide humanitaire et pas de liberté de déplacement.

Créé: 07.10.2016, 17h54

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