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JusticeLe procès d'un ex-infirmier d'Auschwitz est ajourné

Le procès en Allemagne d'un ancien infirmier du camp d'Auschwitz âgé de 95 ans a de nouveau été ajourné lundi.

La chaise des témoins appelés reste vide après qu'un médecin eut déclaré l'accusé inapte à comparaître.
La chaise des témoins appelés reste vide après qu'un médecin eut déclaré l'accusé inapte à comparaître.
AFP

Une médecin a examiné Hubert Zafke peu avant l'audience et l'a de nouveau déclaré incapable de comparaître, a expliqué le président du tribunal, Klaus Kabisch, en début d'audience. Le procès est suspendu jusqu'à nouvel ordre.

Le tribunal a décidé de suspendre le procès jusqu'à nouvel ordre afin de soumettre l'accusé à un examen médical approfondi à l'hôpital. Ce n'est qu'en fonction des résultats de cet examen que ce procès pourra reprendre, a précisé le président du tribunal.

Complice d'extermination

Le 29 février, lors d'une première audience, Hubert Zafke, accusé de «complicité» dans l'extermination d'au moins 3681 Juifs gazés dès leur arrivée à Auschwitz entre le 15 août et le 14 septembre 1944, ne s'était pas présenté non plus. Un médecin l'ayant examiné avait fait état de problèmes «d'hypertension», de «pensées suicidaires» et d'une «réaction de stress», un ensemble de facteurs qui le rendaient incapable d'être jugé.

Le tribunal «ne s'est pas couvert de gloire» dans le cadre de l'examen de l'état de santé de Hubert Zafke, a commenté lundi un représentant du parquet, Thomas Bardenhagen. Il a souligné que les juges auraient pu ordonner un examen médical approfondi dès le premier ajournement.

Mise en scène?

Quant à la réalité du mauvais état de santé de l'accusé, le procureur ne veut pas y croire et évoque une «mise en scène de la défense».

Le dossier Zafke fait partie d'une douzaine de procédures tardives engagées par la justice allemande contre d'anciens SS, censées illustrer la volonté de juger «jusqu'au dernier» les criminels nazis après des décennies d'un bilan judiciaire critiqué pour ses réticences, pendant longtemps, à engager des poursuites très larges.

Mais ces procédures se heurtent à l'âge avancé des accusés, comme l'illustre le cas de Hubert Zafke, objet d'une querelle d'experts depuis près d'un an.

(ats)

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