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Grande-BretagneEn prison pour avoir réduit son épouse en esclavage

Le mariage arrangé a tourné au vinaigre pour une jeune Pakistanaise, battue et tenue prisonnière par son mari, qu'elle avait rejoint à Londres.

Un Britannique a été reconnu coupable d'avoir tenu sa femme en esclavage et a été condamné vendredi par un tribunal londonien à 2 ans de prison, une première en Angleterre.

Entre le 17 décembre 2012 et le 18 août 2014, Safraz Ahmed, 34 ans, a battu son épouse, Sumara Iram, 28 ans, et l'a forcée à effectuer diverses tâches domestiques, tous les jours et du matin au soir, pour lui et sa famille.

«C'est un cas sans précédent qui démontre jusqu'à quel point nous sommes parvenus à lutter contre l'esclavage moderne. Nous pensons que c'est la première condamnation en Angleterre et au Pays de Galles d'un mari ayant tenu sa femme en esclavage», a déclaré dans un communiqué Damaris Lakin, une magistrate ayant travaillé sur ce cas.

Agressions physiques et verbales

«Après être arrivée au Royaume-Uni en 2012 pour vivre avec son mari, il s'est écoulé peu de temps avant que le rêve de la victime d'une vie familiale aimante ne vole en éclat, quand elle réalisa qu'elle n'avait été amenée au Royaume-Uni que pour être une servante», a-t-elle poursuivi.

«Elle était traitée avec un mépris total (ndlr: par Safraz Ahmed), qui a répondu à ses demandes d'affection par des agressions physiques et des violences verbales. Elle était isolée du monde, n'avait qu'un contact très limité avec sa famille et n'était pas autorisée à quitter seule la maison», a encore détaillé Damaris Lakin.

Safraz Ahmed et Sumaira Iram avaient volontairement contracté un mariage arrangé au Pakistan en 2006. Sumaira Iram avait ensuite terminé ses études là-bas avant de rejoindre son mari au Royaume-Uni, fin 2012.

Tentative de suicide

Les premiers abus ont commencé après la deuxième cérémonie de mariage, en février 2013, Safraz Ahmed ayant refusé de consommer le mariage.

«Il semblait que ma seule utilité était de servir ces gens (...). Je me sentais déshumanisée», a déclaré la victime, qui a fait une tentative de suicide à laquelle sa belle-famille n'a même pas réagi.

Elle a elle-même appelé les secours, mettant ainsi fin à son calvaire le 18 août 2014.

(AFP)

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