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Etats-UnisPrimaire dans l'Iowa: Sanders affirme être en tête

Le premier scrutin des primaires démocrates, dans l'Iowa, a viré au fiasco lundi faute de résultats officiels, poussant le sénateur Bernie Sanders à se revendiquer en tête.

Le premier scrutin des primaires démocrates, dans l'Iowa, a viré au fiasco lundi faute de résultats officiels. Le sénateur Bernie Sanders a revendiqué être en tête devant le modéré Pete Buttigieg dans la course pour désigner le futur adversaire de Donald Trump.

«Iowa, tu as surpris le pays», a lancé lundi soir le jeune «Mayor Pete», inconnu sur la scène nationale il y a encore un an, dans un discours très offensif au cours duquel il s'est dit «victorieux». «Ce soir, un espoir improbable est devenu une réalité indéniable», a dit cet ex-maire d'une ville moyenne de l'Indiana, qui espère avoir créé à 38 ans la surprise pour prendre le leadership du camp modéré.

Bernie Sanders, 78 ans, héraut de l'aile gauche, a lui aussi affirmé avoir engrangé un «très très beau succès», comme le prédisaient les sondages dans ce premier Etat à voter. «Ce jour marque le début de la fin pour Donald Trump», a-t-il martelé.

Son équipe de campagne a publié dans la nuit de lundi à mardi ses propres données partielles portant sur 40% des bureaux de vote, «en raison de l'incapacité du Parti démocrate de l'Iowa à publier des résultats» à cause d'une défaillance technique. Elles placent «Bernie» en tête avec 28,62% devant Pete Buttigieg (25,71%) et la sénatrice Elizabeth Warren (18,42%), elle aussi à la gauche du parti.

Visionner notre vidéo «Tout savoir sur les primaires et caucus démocrates»

Contre-performance de Biden

Un des principaux enseignements de ces chiffres, s'ils sont confirmés, est la contre-performance de Joe Biden, 77 ans. L'ancien vice-président n'arrive que quatrième avec 15,08% alors qu'il caracole depuis des mois en tête des sondages au niveau national.

Doublé par Pete Buttigieg, premier homosexuel déclaré à avoir des chances d'accéder à la Maison Blanche, il est même talonné par une autre sénatrice modérée, Amy Klobuchar, qui n'a jamais décollé au niveau national. «Nous sommes au-delà de nos espérances», s'est réjouie cette élue du Midwest.

Comme d'autres, Amy Klobuchar devait prendre dans la foulée un avion pour le New Hampshire, deuxième Etat à voter, le 11 février, alors que le vainqueur officiel de l'Iowa n'était pas connu.

Incohérences

Car six heures après le coup d'envoi des «caucus», le Parti démocrate n'était pas en mesure de dire quand les résultats seraient annoncés -pas avant mardi dans la journée, selon certains médias américains. Les organisateurs évoquaient des «incohérences» dans leur compilation et expliquaient vouloir s'assurer de la fiabilité des données.

Ils ont toutefois démenti toute irrégularité, alors que le camp Trump a aussitôt accusé les dirigeants démocrates de tricherie. La frustration était palpable, dans un pays qui a connu d'autres déboires dans l'organisation d'élections.

«C'est clairement un gâchis», a déploré Mohsen Zarkesh, un bénévole de 29 ans du camp Sanders. L'équipe Biden s'est fendue d'une lettre aux organisateurs pour demander des «explications». «L'application censée transmettre au parti les résultats des caucus n'a pas marché, tout comme le système téléphonique de secours», a-t-elle protesté.

Battre Trump

Ce fiasco s'ajoute à un système déjà complexe, avec quelque 1700 «caucus» ou assemblées où les électeurs se sont regroupés pour désigner leur candidat lors de deux tours de scrutin dans une ambiance parfois tumultueuse.

L'Iowa, petit Etat rural, enneigé en cette période de l'année, lance la saison des primaires depuis les années 1970. Il est important parce qu'il est le premier: il n'octroie que peu de délégués appelés à désigner in fine le candidat à la Maison Blanche, mais un bon résultat ou une contre-performance peut changer la dynamique d'une candidature. Au-delà des clivages de programme entre l'aile gauche et un courant plus modéré, la base démocrate espère surtout trouver celui ou celle qui sera le plus à même de battre le président républicain sortant le 3 novembre.

Le président sortant a lui remporté d'emblée les «caucus» républicains dans l'Iowa - une simple formalité. Mais son ombre planait sur la primaire démocrate: Donald Trump doit prononcer mardi son discours annuel sur l'état de l'Union avant d'obtenir, mercredi, un acquittement quasi certain lors de son procès en destitution.

Buttigieg insiste sur sa «victoire»

Pete Buttigieg, l'ex-maire d'une petite ville qui entend dérober à Joe Biden le leadership de l'aile modérée dans les primaires démocrates pour la Maison-Blanche, a revendiqué mardi une «victoire» dans l'Iowa. Un bug technique empêche la publication des résultats.

Le candidat de 38 ans a répété dans des interviews avoir engrangé «une victoire nette» sur la base de chiffres internes récupérés par ses équipes. Il aurait obtenu 24,7% des voix sur 152'000 votants, selon ses propres chiffres fondés sur environ 70% des 1700 bureaux de vote. Ils ne donnent pas d'informations sur les autres candidats.

«Nous avons démontré que notre message et notre organisation étaient gagnants», a dit le jeune candidat depuis le New Hampshire, où aura lieu la deuxième étape des primaires le 11 février. «Nous arrivons ici portés par la dynamique extraordinaire d'avoir dépassé toutes les attentes dans l'Etat de l'Iowa», a-t-il affirmé.

AFP

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