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Elections présidentiellesL'Argentine doit organiser un second tour

Daniel Scioli et Mauricio Macri se retrouvent au coude à coude à l'issue d'un premier tour inédit.

Daniel Scioli, gouverneur de Buenos Aires, quitte son bureau de vote le 25 octobre 2015.
Daniel Scioli, gouverneur de Buenos Aires, quitte son bureau de vote le 25 octobre 2015.
AFP

C'est une première dans l'histoire de l'Argentine : il faudra un second tour à l'élection présidentielle pour départager les deux candidats en tête. Après le dépouillement de 90% des bureaux de vote, Daniel Scioli, le candidat de centre-gauche soutenu par la présidente sortante Cristina Kirchner, totalise 36,12%, devant le chef de file de l'opposition, Mauricio Macri, actuel maire conservateur de Buenos Aires, qui rassemble 34,97% des suffrages.

Second tour serré

Pour être élu dès le premier tour, un candidat doit obtenir au moins 45% des suffrages, ou bien au moins 40% et une avance de 10 points au moins sur son plus proche rival. Ce n'est pas le cas dans ce premier tour.

«C'est une grande surprise de voir les candidats au coude à coude. Le résultat est d'autant plus surprenant que les sondages ne l'avaient pas anticipé. C'est souvent le cas quand on assiste à une fin de cycle, un changement d'époque», estime le sociologue Gabriel Puricelli.

Modéré

Membre du Front pour la victoire comme Cristina Kirchner (centre gauche), Daniel Scioli, âgé de 58 ans, se veut un modéré au sein du mouvement péroniste, qui domine l'échiquier politique argentin.

S'il s'est engagé à revenir sur certaines mesures mises en oeuvre durant l'ère Kirchner, il a promis que ses réformes seraient progressives et qu'il ne toucherait pas aux programmes sociaux qui ont rendu la présidente actuelle si populaire.

Une nouvelle ère pourrait donc s'ouvrir bientôt pour l'Argentine, après 12 ans de gouvernance de Nestor Kirchner (2003-2007), puis de son épouse Cristina Kirchner (2007-2015), qui ne pouvait pas briguer un troisième mandat.

Pour le sociologue du Laboratoire des politiques publiques Gabriel Puricelli, la contre-performance du Front pour la victoire (FPV, gauche) est due «à l'usure naturelle, du fait du temps passé au pouvoir, c'est un facteur universel, qui n'a rien à voir avec l'Argentine. C'est la fin d'un cycle».

Les résultats officiels diffusés dans la nuit de dimanche à lundi placent en troisième position (21,2%) le député Sergio Massa, dissident kirchnériste, devant la candidate de gauche Margarita Stolbizer (3,4%), le trotskyste Nicolas Del Cano (2,6%) et le péroniste Adolfo Rodriguez Saa (1,7%).

AFP

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