Le président s'engage à protéger les journalistes

MexiqueAprès le meurtre d'un pigiste de l'AFP, Enrique Peña Nieto s'est engagé mercredi à garantir la sécurité des journalistes.

Le président Enrique Peña Nieto s'est engagé à protéger les journalistes. (Mercredi 17 mai 2017)
Vidéo: AFP

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

Le président mexicain Enrique Peña Nieto s'est engagé mercredi à renforcer et étendre les mécanismes de protections des journalistes, ainsi qu'à combattre l'impunité, deux jours après le meurtre de Javier Valdez, spécialiste reconnu du narcotrafic et pigiste pour l'AFP.

Dans son tout premier discours sur le sujet, Enrique Peña Nieto a annoncé que le gouvernement accorderait «les moyens nécessaires pour apporter la protection nécessaire aux journalistes et aux défenseurs des droits de l'Homme».

S'exprimant après les dénonciations d'ONG sur l'impunité généralisée qui entoure les meurtres de journalistes au Mexique, le chef de l'Etat a également promis de renforcer le parquet spécial créé en 2010 pour enquêter sur les crimes et menaces contre les journalistes, dont les moyens n'ont fait que fondre d'année en année.

De la même manière, les enquêtes en cours seront relancées, a promis Enrique Peña Nieto. La mort lundi de Javier Valdez, tué par balle en pleine rue, s'ajoute à la centaine de reporters assassinés au Mexique depuis 2000.

«Combattre l'impunité»

«Ce que les gens attendent, ce sont des résultats, c'est combattre l'impunité», a déclaré le président, qui a observé une minute de silence avant son discours. «La violence contre les journalistes et défenseurs des droits de l'Homme a ouvert une profonde blessure dans notre société», a-t-il reconnu.

A son arrivée au pouvoir, en 2012, le président Enrique Peña Nieto avait fait de la sécurité des reporters une priorité. Pourtant cette année, son gouvernement n'a alloué aucun budget au mécanisme de protection des professionnels de l'information.

Créé en 2012 et censé veiller sur 509 personnes, ce dispositif inclut des gardes du corps, des opérations de patrouille, des manuels d'auto-protection et un bouton pour appeler à l'aide en cas d'urgence.

En février, l'ONG Reporters sans frontières (RSF) avait souligné que ce pays occupait la troisième place dans le monde pour le nombre de journalistes assassinés, derrière la Syrie et l'Afghanistan, avec plus d'une centaine de professionnels tués depuis 2000. Le manque de moyens, qui pourrait mettre en péril la vie des reporters menacés, répond à une absence de volonté politique, selon RSF. (afp/nxp)

Créé: 18.05.2017, 01h03

Articles en relation

Enterrement du journaliste assassiné Javier Valdez

Mexique Javier Valdez, spécialiste du narcotrafic et pigiste pour l'AFP, est le 5e journaliste tué au Mexique depuis le début de l'année. Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

Caricatures

Donald à l'ONU
Plus...