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Le pouvoir nie avoir enrôlé des mercenaires

Alors que des rumeurs circulent après l'arrestation d'étrangers lourdement armés, le gouvernement haïtien nie avoir embauché des mercenaires.

Axes routiers bloqués, rues désertes, activité commerciale au point mort... La capitale d'Haïti, Port-au-Prince, était paralysée lundi au lendemain de violences entre policiers mécontents et militaires. (Lundi 24 février 2020)
Axes routiers bloqués, rues désertes, activité commerciale au point mort... La capitale d'Haïti, Port-au-Prince, était paralysée lundi au lendemain de violences entre policiers mécontents et militaires. (Lundi 24 février 2020)
AFP
Des policiers en colère ont attaqué le QG de l'armée haïtienne à Port-au-Prince dimanche. Ces violences ont fait des morts et des blessés. (23 février 2020)
Des policiers en colère ont attaqué le QG de l'armée haïtienne à Port-au-Prince dimanche. Ces violences ont fait des morts et des blessés. (23 février 2020)
AFP
Un fort taux d'abstention est attendu à l'élection de dimanche. (photo d'illustration, Port-au-Prince, Haiti, 22 octobre 2015)
Un fort taux d'abstention est attendu à l'élection de dimanche. (photo d'illustration, Port-au-Prince, Haiti, 22 octobre 2015)
AFP
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Le gouvernement haïtien a fermement nié lundi avoir enrôlé des mercenaires. Des rumeurs se sont propagées dans ce pays, plongé dans une crise socio-politique profonde, après l'arrestation la veille à Port-au-Prince de sept étrangers et d'un Haïtien en possession d'armes de guerre.

«Le pouvoir exécutif ne saurait engager des mercenaires pour venir terroriser une population, par laquelle nous avons été mandatés et que nous avons la responsabilité de servir», a déclaré le secrétaire d'Etat à la communication.

«La justice va établir ce qui s'est passé et va dire pourquoi ces hommes étaient aussi armés», a-t-il ajouté. Cinq Américains, un Serbe, un Russe et un Haïtien ont été arrêtés dimanche soir par la police nationale d'Haïti dans le centre-ville de Port-au-Prince en possession d'un arsenal d'armes automatiques.

Fusils d'assaut, drones et cartouches

Six fusils d'assaut, six pistolets, quantité de cartouches, cinq gilets pare-balles, deux drones professionnels, du matériel de télécommunication, plusieurs plaques d'immatriculation haïtiennes et deux véhicules ont été saisis par la police à cette occasion.

«Le premier chef d'accusation contre eux est détention illégale d'armes et le deuxième est association de malfaiteurs», a précisé dimanche la police.

Ces arrestations ont fait naître nombre de rumeurs, alors qu'Haïti traverse une période de forte instabilité. La crise socio-politique a jeté dans la rue les plus mécontents.

Depuis le 7 février, l'opposition a organisé des dizaines de manifestations à travers les principales villes du pays pour réclamer la démission du président Jovenel Moïse. Au moins sept personnes ont été tuées en marge de ces mobilisations populaires, qui ont causé d'importants dégâts matériels.

(ats)

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