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NicaraguaLa police charge contre les manifestants

Des manifestants se sont mélangés à une procession du Vendredi Saint avant d'être chargés par la police nicaraguayenne.

L'opposition nicaraguayenne a annoncé mardi la formation d'une large «Coalition nationale» pour affronter le parti du président Daniel Ortega aux élections de 2021. (Mercredi 26 février 2020)
L'opposition nicaraguayenne a annoncé mardi la formation d'une large «Coalition nationale» pour affronter le parti du président Daniel Ortega aux élections de 2021. (Mercredi 26 février 2020)
Keystone
La Suisse demande au Nicaragua d'arrêter d'intimider et d'attaquer les défenseurs des droits humains, après l'assassinat récent de trois ex-manifestants. (Mardi 10 septembre 2019)
La Suisse demande au Nicaragua d'arrêter d'intimider et d'attaquer les défenseurs des droits humains, après l'assassinat récent de trois ex-manifestants. (Mardi 10 septembre 2019)
Un manifestant brandit une arme artisanale à Masaya. (Lundi 28 mai 2018)
Un manifestant brandit une arme artisanale à Masaya. (Lundi 28 mai 2018)
AFP
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La police nicaraguayenne a dispersé à coups de grenades assourdissantes et de gaz lacrymogène une manifestation d'opposants au président Daniel Ortega, dans la foulée d'une procession du Vendredi Saint près de la cathédrale de Managua, selon une journaliste de l'AFP sur place.

Les protestataires se sont mêlés aux participants à la procession religieuse, qui a rassemblé plusieurs milliers de personnes, et ont crié des slogans hostiles au président, qu'ils tiennent pour responsable de la mort de quelque 325 personnes au cours de la répression du mouvement de contestation au Nicaragua depuis un an. «Oui à la démocratie! Non à la dictature!» ont scandé les manifestants au milieu des fidèles.

La police s'est abstenue d'intervenir pendant la procession. Une fois que celle-ci s'est achevée, les manifestants se sont dirigés vers une rue proche de la cathédrale pour continuer leur protestation. Les forces de l'ordre ont alors chargé, et les opposants ont riposté à coups de pierres et de fusées artisanales avant de se replier vers l'intérieur de la cathédrale.

Dans un communiqué, la police a accusé «un groupe de personnes armées de pierres, de mortiers et certaines d'armes à feu» d'avoir «tenté de manipuler le chemin de croix» du Vendredi Saint. Aucune arrestation ni aucun blessé n'ont été signalés.

Toutes les manifestations au Nicaragua sont interdites depuis septembre. Le maintien de ces interdictions, en dépit des engagements du gouvernement, est l'une des raisons qui ont poussé l'opposition à mettre un terme le 3 avril à plus d'un mois de négociations avec le régime.

L'opposition accuse Daniel Ortega, ex-guérillero sandiniste de 73 ans, d'avoir instauré une dictature. Elle réclame son départ et celui de la vice-présidente, son épouse Rosario Murillo. Le chef de l'Etat dénonce de son côté une tentative de putsch de l'opposition avec le soutien de l'Eglise catholique et de Washington.

(AFP)

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