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SyrieCette «petite fenêtre» pour rapatrier ses ressortissants

Le sort des familles de djihadistes reste une question épineuse pour les pays européens, qui pourraient profiter d'un semblant de calme pour les rapatrier.

Amnesty International a accusé lundi le régime syrien et son allié russe de «crimes de guerre», après avoir documenté 18 attaques menées au cours de l'année passée contre des écoles et des centres médicaux du nord-ouest de la Syrie. (10 mai 2020)
Amnesty International a accusé lundi le régime syrien et son allié russe de «crimes de guerre», après avoir documenté 18 attaques menées au cours de l'année passée contre des écoles et des centres médicaux du nord-ouest de la Syrie. (10 mai 2020)
AFP
Les batteries antiaériennes syriennes ont intercepté lundi des frappes israéliennes dans le nord du pays, a affirmé l'agence de presse officielle Sana. (4 mai 2020 - Image d'archive)
Les batteries antiaériennes syriennes ont intercepté lundi des frappes israéliennes dans le nord du pays, a affirmé l'agence de presse officielle Sana. (4 mai 2020 - Image d'archive)
AFP
La défense anti-aérienne syrienne est entrée en action contre «l'agression américaine, britannique et française», a rapporté la télévision d'Etat syrienne. Le régime syrien a jugé que cette opération militaire constituait une violation «flagrante» du droit international et était «vouée à l'échec».
La défense anti-aérienne syrienne est entrée en action contre «l'agression américaine, britannique et française», a rapporté la télévision d'Etat syrienne. Le régime syrien a jugé que cette opération militaire constituait une violation «flagrante» du droit international et était «vouée à l'échec».
Keystone
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Les pays européens ont une «petite fenêtre» d'opportunité pour décider de rapatrier leurs ressortissants et notamment les centaines d'enfants de djihadistes retenus dans les camps en Syrie, a estimé jeudi une responsable de la lutte antiterroriste de l'UE.

«Il y a une petite fenêtre en ce moment, d'un ou quelques mois, tant que les camps où se trouvent les familles des combattants étrangers européens sont sous le contrôle des FDS (Forces démocratiques syriennes, coalition arabo-kurde), qu'il serait important d'utiliser», a déclaré Christiane Hoehn, conseillère principale auprès du coordinateur de l'UE pour la lutte contre le terrorisme Gilles de Kerchove.

Risques d'évasions

Lors d'une audition au Parlement européen sur le sort des enfants de djihadistes , elle a souligné que la décision de Washington de retirer ses troupes du nord de la Syrie, l'offensive turque et le rapprochement des FDS avec le pouvoir de Bachar el-Assad et son allié russe avaient créé de «nouvelles circonstances».

Elle a insisté sur les risques d'évasions, rappelant notamment que selon les Etats-Unis plus de 100 prisonniers membres du groupe Etat islamique s'étaient échappés, et sur les risques de «retour clandestin» dans l'UE.

Christiane Hoehn a souligné que les enfants détenus dans les camps étaient «souvent très jeunes» et qu'ils étaient «d'abord et avant tout des victimes». «Plus tôt ces enfants sont rapatriés, mieux c'est», car «plus ils grandissent, plus il y a un risque de radicalisation», a-t-elle ajouté, tout en soulevant la question de savoir si ces enfants devaient être ou non séparés de leurs mères, «souvent radicalisées».

Une difficile question

L'épineuse question du retour des djihadistes étrangers et de leurs familles détenus en Syrie relève de décisions nationales au cas par cas, et non d'une réponse européenne coordonnée.

Paul Van Tigchelt, patron de l'Ocam, l'agence antiterroriste belge, a estimé que la situation «difficile» des enfants de djihadistes démontrait le «besoin d'une approche multilatérale», en particulier celui d'un partage systématique des renseignements entre les Etats sur les suspects.

Entre 700 et 750 enfants nés de parents ressortissants de l'UE sont retenus dans des camps du nord-est de la Syrie, dont 300 Français, a indiqué une responsable du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'Homme, Marie-Dominique Parent. «Selon d'autres chiffres, qui ne concernent pas uniquement le nord-est de la Syrie, il y a 200 enfants des Pays-Bas, environ 160 de Belgique et 60 du Royaume-Uni», a-t-elle ajouté.

AFP

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