Passer au contenu principal

«Pékin risque de remplir le vide laissé par Washington à Genève»

En se retirant du Conseil des droits de l’homme et en fragilisant l’OMC, les États-Unis aident les pays autoritaires contre l’Occident.

Selon l'ex-ambassadeur François Nordmann, si les États-Unis ont raison de critiquer le Conseil des droits de l’homme, il aurait mieux valu qu’ils tentent de le réformer de l’intérieur.
Selon l'ex-ambassadeur François Nordmann, si les États-Unis ont raison de critiquer le Conseil des droits de l’homme, il aurait mieux valu qu’ils tentent de le réformer de l’intérieur.
Keystone / Archives

C’est un coup dur pour la Genève internationale. Les États-Unis, en annonçant mardi soir leur retrait du Conseil des droits de l’homme, ont porté atteinte au système multilatéral. Et ce n’est évidemment pas la première fois. Dans la Cité de Calvin, on s’inquiète aussi de voir Donald Trump mépriser les règles de l’OMC en imposant des taxes à l’importation d’acier et d’aluminium. Faut-il craindre pour le rôle international de la ville suisse? Ce qui est sûr, c’est que les rapports de force vont devenir plus favorables pour les pays autoritaires, craint l’ex-ambassadeur François Nordmann, qui fut à la tête de la représentation suisse de 2000 à 2002 et qui suivit de près la création du Conseil des droits de l’homme en 2006.

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.