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RépressionPékin menace de déployer l'armée à Hong Kong

Le ministère chinois brandit la menace d'envoi de troupes militaires pour «maintenir l'ordre public» en cas de nécessité.

La contestation faisant rage sur les campus hongkongais, plusieurs universités appellent leurs étudiants à plier bagage. (Vendredi 15 novembre 2019)
La contestation faisant rage sur les campus hongkongais, plusieurs universités appellent leurs étudiants à plier bagage. (Vendredi 15 novembre 2019)
AFP
La crise hongkongaise s'étend jusqu'à Londres. La ministre de la Justice Teresa Cheng a été insultée et bousculée dans une rue londonienne. (15 novembre 2019)
La crise hongkongaise s'étend jusqu'à Londres. La ministre de la Justice Teresa Cheng a été insultée et bousculée dans une rue londonienne. (15 novembre 2019)
DR/Twitter
Dans la nuit, la police a dispersé la foule avec des gaz lacrymogènes. (Lundi 01.07.2019)
Dans la nuit, la police a dispersé la foule avec des gaz lacrymogènes. (Lundi 01.07.2019)
AFP
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La Chine a rappelé mercredi que son armée pouvait être déployée dans les rues de Hong Kong en cas de demande des autorités locales pour y maintenir «l'ordre public», perturbé récemment par des manifestations parfois violentes.

L'ex-colonie britannique, rendue à la Chine en 1997, bénéficie d'une large autonomie au sein du territoire chinois. Elle est le théâtre depuis juin de protestations contre le gouvernement hongkongais pro-Pékin. Le mouvement est parti du rejet d'un projet de loi visant à autoriser les extraditions vers la Chine continentale où la justice est sous l'influence du Parti communiste. Mais certains manifestants exigent désormais des réformes démocratiques.

Dimanche, des individus ont attaqué le Bureau de liaison du gouvernement central à Hong Kong. Ils ont jeté des oeufs et inscrit des graffitis sur la façade du bâtiment, nouveau défi à l'autorité de Pékin après le saccage début juillet du Parlement hongkongais.

Violences «intolérables»

Le gouvernement central a fermement condamné les violences «absolument intolérables» et appelé à «punir les coupables», mais laisse les autorités locales régler seules la crise depuis le début du mouvement.

Depuis 1997, des troupes de l'Armée populaire de libération (APL) ont établi une garnison à Hong Kong. Mais les militaires y restent d'ordinaire discrets et sont rarement vus en public.

Un porte-parole du ministère chinois de la Défense, Wu Qian, a indiqué mercredi lors d'une conférence de presse que son ministère «suivait de près» la situation dans l'ex-colonie britannique. Interrogé sur la manière dont son ministère comptait gérer la montée des violences et du sentiment indépendantiste sur le territoire, il a souligné que l'article 14 de la Loi sur la garnison de l'APL à Hong Kong prévoyait des «dispositions très claires». Il n'a pas précisé sa pensée, mais l'article en question autorise le gouvernement local, «en cas de nécessité» pour «maintenir l'ordre public», à demander l'aide de la garnison de l'APL après le feu vert du gouvernement central.

C'est la première fois que Pékin évoque publiquement la possibilité d'un envoi de troupes dans les rues de Hong Kong, même si de l'avis de la plupart des analystes l'hypothèse paraît hautement improbable et qu'il s'agit surtout d'envoyer un signal de fermeté.

AFP

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