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TerrorismeLes Pays-Bas rapatrieront des enfants de l'EI

Un tribunal néerlandais a décidé que l'Etat doit s'engager à rapatrier les enfants des femmes ayant rejoint le groupe Etat islamique en Syrie.

Le tribunal a estimé que les 56 enfants -dont la plupart ont moins de six ans- «sont les victimes des actions de leurs parents».
Le tribunal a estimé que les 56 enfants -dont la plupart ont moins de six ans- «sont les victimes des actions de leurs parents».
AFP

Les Pays-Bas doivent «activement» aider à rapatrier les enfants de femmes néerlandaises ayant rejoint le groupe Etat islamique (EI) en Syrie, a décidé lundi un tribunal néerlandais. Le gouvernement n'est cependant pas responsable des mères.

Le jugement intervient quelques semaines après que les avocats de 23 femmes djihadistes et leurs 56 enfants aient intenté une action en justice afin d'obtenir leur rapatriement aux Pays-Bas depuis des camps de détention dans le nord de la Syrie. L'Etat néerlandais «doit s'engager activement à rapatrier les enfants», a annoncé le juge Hans Vetter, du tribunal de La Haye.

«L'Etat doit prendre, autant que possible, des mesures pour protéger ces enfants néerlandais, même s'ils se trouvent dans un autre pays», a-t-il ajouté. «Mais cela signifie également que l'Etat ne peut pas être forcé à faire quelque chose d'impossible», a précisé Hans Vetter.

Selon lui, le gouvernement devrait utiliser toutes les options disponibles, y compris demander l'aide des Etats-Unis. Ceux-ci ont précédemment proposé aux Pays-Bas de les assister dans cette démarche.

«Victimes des actions de leurs parents»

Les enfants qui se trouvent dans des camps en Syrie risquent d'être tués par des bombardements ou d'être victimes d'abus sexuels. Ils souffrent déjà du manque d'installations sanitaires, de soins médicaux et de nourriture, a déclaré Hans Vetter.

Le tribunal a estimé que les 56 enfants -dont la plupart ont moins de six ans- «sont les victimes des actions de leurs parents». Il a cependant jugé que l'Etat néerlandais n'était pas tenu de rapatrier leurs mères. «Ces femmes savaient que l'organisation qu'elles rejoignaient était coupable de crimes atroces et sérieux», a déclaré le tribunal dans un communiqué.

Selon les services de renseignement néerlandais (AIVD), 15 hommes, 35 femmes et 95 enfants néerlandais se trouvent toujours dans des camps de détention kurdes en Syrie. Le mois dernier, deux femmes qui avaient rejoint l'EI se sont rendues à l'ambassade néerlandaise de Turquie après s'être échappées du camp d'Al-Hol, en Syrie, et ont requis une assistance consulaire afin de pouvoir rentrer aux Pays-Bas.

Le gouvernement néerlandais a fait savoir qu'il attendait de voir si les femmes seraient poursuivies par les autorités turques. La Turquie a commencé lundi à expulser des membres étrangers de l'EI qu'elle détient.

ats

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