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RomeMoins d'impôts pour ceux qui payeraient par carte?

Le gouvernement italien pourrait récompenser par des réductions d'impôts ceux qui payent par carte bancaire, afin de lutter contre la fraude fiscale.

Le Premier ministre italien, Giuseppe Conte, est à l'origine du projet.
Le Premier ministre italien, Giuseppe Conte, est à l'origine du projet.
AFP

Une réduction d'impôt pour les Italiens payant majoritairement avec la carte bancaire et une loterie pour ceux gardant leurs reçus: ce sont les pistes sur lesquelles travaille le gouvernement italien pour lutter contre la fraude fiscale, massive dans la péninsule.

Le Premier ministre italien, Giuseppe Conte, a fait état, mardi à New York auprès de quelques journalistes italiens, de ce projet, sans donner beaucoup de détails. «Je suis de plus en plus convaincu que le problème central de notre système économique est la fraude (fiscale) et que si cette question n'est pas affrontée de manière sérieuse, ceci risque d'augmenter la pression fiscale», a-t-il dit.

Le chef du gouvernement, formé du Parti démocrate (centre gauche) et du Mouvement 5 étoiles (antisystème) a dit vouloir passer «un pacte avec tous les Italiens honnêtes», leur demandant d'accepter «une mesure nouvelle, innovante» mais qui doit se traduire à la fin par une bonne nouvelle: «nous payerons tous moins» d'impôts.

Réduction fiscale

Le plan, encore à l'étude et qui devrait être présenté dans les prochaines semaines, pourrait se traduire par une réduction fiscale pour les Italiens payant avec leur carte bancaire, à partir d'un certain montant annuel de dépenses.

La presse italienne évoque également une possible «loterie des reçus»: elle permettrait à tous les consommateurs conservant leurs facturettes de participer à des tirages au sort avec la possibilité de gagner de l'argent ou des bonus fiscaux.

Giuseppe Conte a aussi évoqué la possibilité de peines de prison pour les grands fraudeurs. Selon une étude du cabinet The Tax Research LLP, publiée début 2019, l'Italie est le pays européen connaissant le plus haut niveau de fraude fiscale, avec quelque 190 milliards d'euros d'impôts non payés, devant l'Allemagne (125 milliards) et la France (quasi 118 milliards).

Le ministère italien des Finances estime de son côté à 100 milliards d'euros chaque année l'évasion fiscale dans la péninsule, dont environ 35 milliards venant de la TVA non payée.

AFP

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